Félix Houphouët-Boigny, figure emblématique des indépendances africaines, fondateur de l’Oua en 1963, du Conseil de l’entente en 1959 de la Cedeao en 1975. Ancien ministre français, Félix Houphouët-Boigny était un homme d’Etat de principes qui incarnait autant le respect, que la courtoisie et la sagesse. Mais, l’homme officiellement n’avait jamais accepté la présidence de l’Oua, ou de la Cedeao. C’est bien cette humilité qui a fait le grand écart de la culture politique entre Félix Houphouët-Boigny et les autres chefs d’Etat d’Afrique. A l’analyse, l’homme d’Etat ivoirien faisait beaucoup plus appel à son cœur pour prendre ses responsabilités. Félix Houphouët-Boigny ne jouait pas avec les mots. En se justifiant, il a dit que la neutralité comme concept politique n’existe pas. Et qu’il avait peur de jouer à l’équilibrisme moral, dans une Afrique pleine de contradictions politiques. Une vérité très nette et une affirmation très juste quant je regarde aujourd’hui ceux qui dirigent les organisations politiques du continent ; Félix Houphouët-Boigny était un grand homme politique africain et traitait avec une précision numérique l’actualité arabe, africaine, asiatique, française. Mais pendant une trentaine d’années, Félix Houphouët-Boigny n’assistait à aucun sommet de l’Oua, pour se ‘’draper’’ dans ce qu’il appelait lui-même, ‘’l’hypocrisie politique’’ dont la preuve justifiée reste la violence. L’homme d’Etat ivoirien n’aimait pas fustiger les plus faibles. Une autre raison crédible à son éloignement de l’Oua ou de la Cedeao. Pendant une trentaine d’années, Félix Houphouët-Boigny a gardé le silence jusqu’au jour où il avait rencontré à Abidjan plus de 500 journalistes venus de tous les coins du monde. Je me souviens, que l’homme d’Etat ivoirien avait ‘’sonné’’ arabes et israéliens dans leurs dispositifs diplomatiques territoriaux en s’abritant derrière des intérêts affichés et des consignes de l’Union Européenne et de Washington. Félix Houphouët-Boigny avait surpris… mêmes ses amis comme le Roi Hassan II du Maroc, le tunisien Habib Bourguiba, le sénégalais Léopold Sedar Senghor, les pays comme la France, Israël ont eu du mal à comprendre cette ‘’sortie’’ diplomatique du président ivoirien. Mais en réalité, Félix Houphouët-Boigny avait un grand écart de culture politique sur les autres chefs d’Etat d’Afrique d’Europe. Et personne n’a jamais compris ‘’l’identité politique’’ de Félix Houphouët-Boigny jusqu’à sa mort en 1993. Mais l’homme d’Etat ivoirien avait toujours dit qu’il faisait beaucoup plus appel à son cœur pour prendre ses responsabilités. Une attitude d’humilité, de spiritualité qui manque à ceux qui dirigent le continent aujourd’hui. Figure emblématique des indépendances africaines, Félix Houphouët-Boigny, jusqu’à sa mort n’a pas accepté la présidence de l’Oua ou de la Cedeao, convaincu que ces organisations allaient jouer à l’équilibrisme entre Washington, Paris et Londres. Qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas, l’homme d’Etat ivoirien a tout créé : le Rda en 1946, le conseil de l’entent 1959, l’Oua 1963, la Cedeao 1975. Et, pourtant au passage, Félix Houphouët-Boigny, homme politique de principes, n’avait jamais enclenché une action pour revendiquer la paternité de ces organisations sous-régionales et continentales. Dans sa gestion politique et diplomatique de tout temps, Félix Houphouët-Boigny n’était pas un chef d’Etat impulsif ; il n’était pas aussi champion de l’autosatisfaction. Personne ne fera encore mieux que Félix Houphouët-Boigny dont la vie et la vision politique recoupent très largement l’histoire des indépendances africaines. Personne ne fera encore mieux que Félix Houphouët-Boigny qui incarnait en Côte d’Ivoire autant de respect pour les Ivoiriens, la tradition, la valeur morale et la modernité. Il était le parrain des musulmans, des chrétiens. Et pour tout dire, personne ne fera encore mieux que Félix Houphouët-Boigny, patriote acharné pour la défense exclusive de la crédibilité de la Côte d’Ivoire. Félix Houphouët-Boigny est mort : ses disciples, héritiers, successeurs ont effacé au passage toutes ses leçons d’humilité, de sagesse, de politesse politique. Des héritiers, disciples, successeurs, littéralement incompétents politiques, incapables de s’imposer par le pardon. Félix Houphouët-Boigny savait tout : que les Ivoiriens n’étaient pas murs pour la démocratie et les africains à l’Oua ou à la Cedeao étaient incapables de mobiliser les peuples sur les questions essentielles et de plaider pour faire de l’Afrique, une force économique d’avenir. Félix Houphouët-Boigny avait raison de n’avoir jamais accepté de diriger aucune organisation continentale ou sous-régionale.
Par Ben Ismaël
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Relations ivoiro-britanniques / Retour des services du visa à Abidjan: ce sera pour septembre 2012
L’ambassadeur d’Angleterre en Côte d’Ivoire, SEM David Simon Tonge, a été reçu par le Premier Ministre, Me Jeannot Kouadio-Ahoussou, le lundi 30 juillet, à la Primature. Ce fut l’occasion pour le diplomate britannique, à sa sortie d’audience, de révéler que les services de délivrance du visa d’entrée en Grande Bretagne reprendront à Abidjan dès le mois de Septembre 2012, après avoir été longtemps délocalisés au Ghana du fait de la crise. L’ambassadeur qui n’a pas voulu dire plus sur cette première visite au Premier ministre, a fait savoir qu’ils ont ensemble évoqué tous les sujets au menu des relations entre la Côte d’Ivoire et la Grande-Bretagne. « Nous avons discuté de l’économie, de la réforme du secteur de la sécurité, de la réconciliation nationale…», a-t-il précisé. A sa suite, le chef du gouvernement Jeannot Kouadio-Ahoussou a échangé avec le rapporteur spécial de l’ONU. Avant de recevoir une délégation de la BAD (Banque Africaine de Développement) conduite par Mme Suewardell, chargée des questions institutionnelles. Dévoilant le menu de cette séance, elle a indiqué être venue s’enquérir de l’état d’avancement des travaux du siège. En attendant le retour de l’institution panafricaine à Abidjan. Un retour qu’elle souhaite imminent : «la Banque entend rentrer chez elle». Même si pour voir aboutir ce vœu, l’on devra attendre la réunion du conseil d’administration qui se tiendra en octobre 2012, à Tokyo. «Je suis venue rencontrer le Premier Ministre pour que nous discutions du retour de la BAD à son siège à Abidjan. Nous avons passé en revue les questions d’ordre logistique, l’état d’avancement des travaux du siège et toutes les facilités qui seront mises à notre disposition pour le retour de la BAD à Abidjan», a déclaré la Chargée des questions institutionnelles de la BAD à sa sortie d’audience.
source sercom primature.
Alassane Ouattara de retour en Côte d’Ivoire
Alassane Ouattara, a regagné Abidjan ce Dimanche 29 Juillet 2012 à 18h07mn, après un périple de deux semaines à l’étranger qui l’a conduit successivement en Ethiopie, en Chine, en France et en Grande-Bretagne.
Exclusif ! Camus Ali : Il dit tout sur Kofi Yamgnane, Ouattara, Gbagbo, Faure Gnassingbé, le PS…
… Alors…. On commence par la Côte d’ivoire où le Togo ?
Je préfère par la Côte d’Ivoire.
Pourquoi ?
C’est la mère de toutes les indépendances en Afrique francophone noire. Une Côte d’Ivoire jamais libérée du joug colonial français, une Côte d’ivoire humiliée, et je vous dis que point de salut pour tous les pays de la zone francophone sur la côte ouest africaine. Depuis qu’on a cassé Gbagbo vous voyez que tout va en décrescendo dans ce pays comme dans les pays frontaliers. Il y a des choses qu’on ne fait pas parce qu’un conglomérat de rapaces occidentaux, tapis dans l’ordre l’exige et tout de suite.
Pourquoi aviez-vous pris la défense de Laurent Gbagbo. Il paraît qu’il aurait financé le Lynx ?
Quel africain réfléchit et bien éduqué devrait croiser les bras quand nous nous battions et les hyènes Occidentaux étaient à l’affût pour manger et le faible et le fort ? Sincèrement n’avions nous pas été du bon coté de l’histoire après ces morts qui se comptent encore dans les rues en Côte d’Ivoire ? Pour ce qui est de l’argent du président Laurent Gbagbo, il faut plutôt parler de son livre « Sur la trace des Bétés » que je faisais les pieds et les mains pour son obtention. J’ai vu une seule fois de ma vie Laurent Gbagbo dans un hôtel dans la ville de Cologne en 1999 quand il n’était pas président. Devenu président, je ne me suis pas précipité pour aller à Abidjan. C’est après que les hyènes Occidentaux avec leurs laquais africains aient braqué leurs yeux sur lui et aient déversé leur fiel que moi je devrais aller prendre ma part, c’est ça ? Mais arrêtez de voir les étoiles à la place du soleil. On nous a dit que, le président Gbagbo avait tous ses comptes bloqués, ses biens dévastés…. Où alors a-t-il eu l’argent pour financer le Lynx ? Non, cher Lamine, passons à autre chose si vous le voulez bien ?
La guerre faite aux Ivoiriens ?
Tout de go, je peux vous dire que la complicité interne de cette guerre a été forte. Les Ivoiriens pensaient que, c’est une mince affaire. Ils découvrent les relais inimaginables de la guerre qu’on leur a faite. On a pensé en Côte d’Ivoire que Laurent Gbagbo parti, c’est la pluie de milliards qui allait envahir tout le pays. Vous vous rappelez encore de ce coup de gueule d’Alassane Ouattara au soir du 11 avril 2011, où il disait que des coupures de billets de banque seraient entrain d’être acheminées par Air France pour les Ivoiriens. C’est ça l’Afrique. Chaque bandit, pourvu qu’il ait son homme de main « blanc » peut venir prendre ses rêves pour les réalités. Le message passera toujours.
Alassane et la famille Ouattara vous aurait menacé de procès ?
C’est ça !
La suite ?
Le boucher d’Abidjan a compris qu’il avait plus a gagné en calmant son avocat qu’en le laissant faire l’erreur fatale de sa vie. Quel président en Afrique noire a aussi un passé chargé en crimes humains et économiques comme Alassane Ouattara ? J’ai personnellement demandé à son avocat d’aller vite porter plainte afin qu’on règle ce qu’on nous reproche sur la première dame ivoirienne, plus affairiste qu’humaniste. Et dire que les africains ne comprennent toujours pas que derrière cette blonde de première dame de Côte d’Ivoire se cache un vol révoltant de deniers publics.
Alassane Ouattara ne vous fait pas t-il peur ? Vous n’avez pas peur des mandats qu’il lance à tout le monde comme le cas avec l’écrivaine Calyxte Beyala ?
Quel bambin en Côte d’Ivoire a peur d’une carcasse ambulante et nocive dont la veste et la cravate suintent du sang jeune et innocent de mères, de petites filles et de petits enfants? Comment voulez-vous qu’on est peur à Lynx.info d’un criminel ? Lamine avant mon opération, le Pr. Walter de la clinique universitaire de la ville d’Aix-la Chapelle m’a expliqué comment il allait se prendre pour me traiter. Je vais te faire en 45 minutes, ce que nous passions quatre heures de temps à faire par le passé. Ce sont des sauveurs de vie qui font peur comme ce respectable médecin. Ce sont des gens de grande humilité qui font peur à Camus Ali. Pas un président que des hyènes Occidentaux ont depuis 1990 habillé de gants blancs et dans les faits est plus une machine à tuer.
Alassane Ouattara, comment vous le trouvez actuellement ?
Scrutez bien le visage de ce monsieur. Faites un effort d’étudier sa démarche. Vous vous en rendrez compte que de jour comme de nuit, les cris, les soupirs de ses âmes innocentes de Duekoué retentissent dans son bureau au Plateau comme dans son lit à la Riviera. Il ne dort pas bien et ne dormira plus bien jusqu’à son dernier soupir.
L’ancien ministre de l’intégration sous Mitterrand Kofi Yamgnane avait pris part pour Ouattara ?
Oui malheureusement. Le soir où le débat devrait avoir lieu entre l’ambassadeur Aly Coulibaly, Jean François Prost et Kofi Yamgnane sur la chaîne parlementaire française, j’étais sur l’autoroute. C’est l’économiste et Dr Yves Ekué Amaïzo basé à Vienne en Autriche qui m’avait appelé au téléphone pour me le dire. N’ayant pas d’autres alternatives, j’ai viré dans un parking sur l’autoroute. J’ai éteins le moteur de ma voiture. Il a monté le volume de son poste téléviseur et nous avions pu suivre le débat. C’est ainsi que j’ai compris que la conspiration contre Gbagbo n’était pas seulement franco-française mais franco-nègre. Dire qu’un ministre respecté comme Kofi Yamgnane qui, dans les années 1980 était une référence pour l’Afrique vienne trente ans plus tard s’asseoir avec Aly Coulibaly qui a été dans toutes les sauces avec le braquage des banques de Man, Bouaké, Korhogo me faisait de la peine. C’est ce jour j’ai aussi dit à un proche de Mr Yamgnane que, ce denier ne pourra plus jamais se mirer dans la glace au petit matin. Son erreur été non seulement fatale pour les Ivoiriens mais aussi pour lui-même en tant qu’homme politique.
Monsieur Yamgnane a dit devant Miaka Oureto du FPI que : « Ce que Ouattara avait fait à Laurent Gbagbo n’était pas dans la pure tradition africaine… »
Faut-il aussi que Kofi Yamgnane comprenne qu’Alassane Ouattara n’a plus rien d’Africain pour ne plus répéter ce casting de mauvais goût qu’il a servi aux Africains lors de la crise ivoirienne. Ecoutez, c’est un pur cynisme politique. Au parti socialiste français, le sort de Laurent Gbagbo était depuis scellé. Ce n’est pas un hasard que Jean-Luc Mélenchon du parti communiste les traite tous d’hypocrites sur le cas Gbagbo.
Vos rapports ?
Kofi est Bassar de Bangéli. Moi je suis Bassar de Boukoutchabé. Pour vous dire que c’est un parent. On a compris qu’il fallait discuter pour que tout rentre en ordre. Des intermédiaires dans la diaspora ont joué leur partition. Et depuis, il m’appelle son fiston et moi je l’appelle mon vieux. Au-delà de tout, cette humilité de reconnaître une erreur et de se remettre en cause est encore enfoui en lui. La preuve, il a bien pris soins de rectifier par medias interposés ce qu’il avait fait comme erreur. Aussi en pays Bassar, un père ne mord pas son enfant jusqu’à l’os. C’est une page regrettable qu’on a fini par enterrer.
Le problème de Kofi ?
De deux choses l’une. Soit Kofi ne connait pas la France officielle colonialiste avec laquelle il a travaillé. Soit il a délibérément accepté comme Alassane Ouattara de jouer le sale boulot partout en Afrique. Je n’arrive pas toujours à comprendre comment un grand politique de sa trempe peut dire qu’il s’est trompé sur le cas ivoirien. Souffrez que, je vous dise que, dans la ville universitaire de Villeneuve d’Ascq en banlieue lilloise, Kofi avait bien martelé devant le parterre d’Africains et de Français que, socialiste, Gbagbo ne pratiquait pas une politique sociale. C’est pour vous dire qu’à côté de Martine Aubry, François Hollande… qui vouaient une haine contre le président ivoirien, Kofi Yamgnane aussi ne voyait pas en Gbagbo son frère noir, un grand homme pour l’Afrique. Le dernier qu’il restait peut-être au continent dans le giron francophone.
Il a le soutien des socialistes il parait ?
Je vais être franc avec vous. François Hollande préfère comme président du Togo, Faure Gnassingbé à Kofi Yamgnane son ami socialiste. Ne vous en doutez du tout. Tous ces guignols de présidents africains sont les mamelles qui font la grandeur de la France. Surtout ne pas croire que les socialistes aideront les Togolais à se débarrasser de leur prince. Les Gnassingbé font un si grand bien à la grande France.
Le Togo ne s’est pas encore relevé depuis le deuxième mandat de Faure de ses crises socio-politiques. Y a-t-il des explications ?
Oui. La fuite en avant. Le refus de s’asseoir et de régler définitivement le drame togolais. Il fallait absolument cette transition indispensable pour nettoyer le cancer sinon les différents cancers qui gangrènent le corps de chaque Togolais depuis 37 ans de dictature du père. Refus total. Le commandant François Boko avant de fuir en avait fait de la transition son leitmotiv. Me Degli Jean que, j’ai moi-même interviewé a dit et redit : « sans transition, pas de salut ». Je ne sais pas comment un peuple qui n’a connu rien que la dictature du père peut se lever et dire que le fils peut changer quelque chose à la donne. Le nazisme n’a pas duré dix ans. Mais au sortir de la deuxième guerre mondiale, on a bien pris soins d’apprendre aux allemands à réapprendre à vivre, à croire aux valeurs, à écouter la bonne musique et à se débarrasser de leurs reflexes d’hommes violents, à respecter l’autorité de l’Etat et les lois etc.… Dans la zone française, on réapprenait les allemands a bien se comporter à table. Dans la zone américaine, vous vous rappelez de l’American « Way of Life » avec une pile de comportements de ce pays que les allemands devraient apprendre. C’est ça la transition politique, culturelle économique qu’il nous fallait sur tous les plans. On est encore passé à côté de la plaque. Et on veut se retrouver devant une démocratie classique comme on le voit partout. Voilà le grand problème du Togo. Je martèle encore que sans une transition qui va mettre de l’ordre, virer certains à la justice, faire des audits… rien ne se fera au Togo.
Les journalistes Togolais écrivent autres choses ?
Y a-t-il vraiment de journalistes au Togo ? Mon pays, c’est un paradis pour journalistes voyous et corrompus. Tous ces noms dont vous parler avaient en 1990 qui, 15 ans qui, moins de 18 ans. La dictature du père les a ligoté. Celle du fils les a enseveli. Il ne reste qu’à les enterrer. Voilà des gens dans la crise ivoirienne qui disaient que Ouattara était un démocrate et ne faisaient même pas l’effort de se demander pourquoi Faure fournissait son armée pour le protéger. Voilà des gens qui ont comme magie, arrêté de parler du drame ivoirien. C’est ça vous appelez journaliste Lamine ? Je ne dis pas non plus que dans la plèbe il n’y a pas ceux qui veulent bien faire… Je crois savoir que, le plus illuminé d’entre eux, un certain Dimas Dzikodo a servi sur une radio à Bruxelles que tout allait bien au Togo. Et comment vous voulez que, le rachitique d’hier avec un front défiguré par les soudards de Faure, mourant sur un lit d’hôpital ne pousse actuellement de grosses joues au point de se chercher des lunettes pour se couvrir le visage. Tout ceci est l’argent du contribuable togolais. Pouvez-vous me dire comment on tire 2000 journaux, qu’on vende à peine 500 à raison de 250 FCFA l’unité et qu’on puisse rouler à voiture si le politique n’est pas venu avec ses deux mains et ses deux pieds corrompre ?
Vous avez des amitiés dans les arcanes du pouvoir ?
Oui ! Gilbert Bawara
Il est très décrié par les Togolais ?
Je distingue deux Gilbert Bawara. Le politique et l’homme. Il y’a quatre ans, j’ai été fauché par un chauffard allemand au volant de ma voiture. Quand il l’a su, il m’a dit de venir me reposer au Togo et qu’il allait se charger du billet d’avion si je voulais. Quand on a vu une fois seulement quelqu’un dans les allées de l’UE et il fait preuve de cette grandeur de l’esprit, on cherche à le garder comme ami pas le perdre. Gilbert le politique est un grand garçon et sait ce qu’il fait. J’ai un courriel de lui, où il le dit bien, je ne suis pas de ta ligne éditorial mais je te respecte. Comme moi aussi je respecte ses opinions politiques. Fondamentalement, il reste un ami. N’oubliez pas qu’il est libre de soutenir qui il veut, quand il veut et où il veut. Pour ma part, Gilbert sait que je ne respire pas Faure Gnassingbé et ne me sens pas en phase avec sa politique empreinte de paresse intellectuelle comme physique.
Il finance le Lynx c’est ça ?
Après Gbagbo, Kadhafi c’est Gilbert (rires). La dernières fois on sait vu à Bruxelles avec Gilbert, on a parlé de nos compagnes brazzavilloises, de beaucoup de politique. Gilbert ne m’a pas demandé mon numéro de compte pour me mettre des millions. Moi non plus je ne lui ai pas dit que j’étais un garçon fauché financièrement. Les togolais de la diaspora savent que je suis entre la Suisse et l’Allemagne pour des raisons de mon boulot. Pour ne pas nous aidés financièrement à Lynx.info, beaucoup ont trouvé la parade de dire que, c’est le pouvoir que nous combattons qui nous finance. C’est un peu leur manière de se fermer le visage quand ils lisent le Lynx. Faut-il vous dire que, pour le seul moi de juin, nous avions eu 300.000 lecteurs. Le Lynx n’appartient plus à personne. Même à ceux qui ont eu l’idée de le créer.
On dit que vous vous méfiez du parti socialiste français ?
Oui c’est ça ! C’est le foutoir par excellence du fascisme du nazisme et du racisme. Il faut lire le Pr Cheikh Anta Diop pour savoir comment la gauche fasciste française dite socialiste a fait des misères aux intellectuels noirs comme Aimé Césaire, Franz Fanon et Mongo Béti… Sur les visages de ses pasteurs angéliques de l’humanisme coule dans les veines un violent racisme qui ne dit pas son nom.
Mais François Hollande est tout le contraire ?
Peut être que les autres ne portaient pas leurs binocles pour montrer à visage découvert qu’ils étaient d’impénitents racistes. Derrière les binocles du corrézien, se cache l’esprit de Jules Ferry, un colonialiste notoire qu’il dit être le bon élève. Vous l’avez vu égrené des phrases de son maître lors de son investiture. Pensez-vous que pour l’Afrique, c’est un bon signe ? Entre la peste et le cholera je vois le même drame. Nicolas Sarkozy était allé à Dakar nous insultés. Quelle est la différence avec Hollande qui, encore premier secrétaire du PS dit au président Laurent Gbagbo qu’il sera intraitable avec lui ? Hollande va être pire que Mitterrand. J’ai un tas d’arguments pour étayer ce que je dis.
Votre mot de fin.
L’écrivain Victor Hugo a laissé un conseil à ses frères européens en leur disant ceci : « Allez, peuples ! Emparez-vous cette terre. Prenez-là. A qui ? A personne ? Prenez cette terre à Dieu. Dieu donne la terre aux hommes ! Dieu offre cette Afrique à l’Europe. Prenez-là… Versez votre trop plein dans cette Afrique et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires ! ».
Face à ce coup de gueule inouï d’un colonialiste, l’écrivain noir Franz Fanon aussi a laissé à ses frères africains ceci : « La vie d’un peuple est constituée d’une chaîne de générations. Et,chaque génération a une mission : il nous appartient de l’accomplir ou de la trahir ». Je crois avoir été clair sur ce que tout africain devrait savoir et faire.
Prompte guérison
Merci. J’en ai bien besoin actuellement.
Interview retranscrite par Lamine Gueye depuis Dakar pour le compte de Lynx.info
« La victoire aux mains nues » de Sidiki Bakaba, disponible (video)
Une fois de plus, mes larmes ont coulé en regardant ce documentaire de l’irremplaçable Sidiki, qui a gravé pour l’Histoire la quasi-guerre ivoirienne de novembre 2004, et qui a rendu hommage à la mémoire des jeunes martyrs qui sont tombés sous les balles de l’armée française.
Avec le recul, quelques réflexions me viennent à l’esprit à la vue de ce film :
– L’image est radicalement révélatrice à certains moments. Et celles qui montrent les jeunes Ivoiriens pleurant leurs amis tués par la force Licorne rappellent irrésistiblement celles, entrées dans les mémoires, du massacre de Soweto en 1976.
– Les jeunes qui se sont battus, les mains nues, pour la souveraineté de la Côte d’Ivoire sont des authentiques héros. Ces images ne montrent que cela. Maintenant que le « bruit » éhonté des médias français prétendument progressiste sur les « miliciens » rémunérés a disparu, et qu’il ne reste plus que ces images, impossible de ne pas le voir de manière nette. L’Histoire leur rendra justice, qu’ils soient aujourd’hui morts ou vivants. Il est grand temps qu’un mouvement citoyen se mette en place afin que la France reconnaisse son crime d’Etat, indemnise les vivants et les familles des morts. Je pense que l’association Survie est disposée à mener ce combat.
– Le criminel revient toujours sur les lieux du crime. Si on ne se remémore pas novembre 2004, on ne peut comprendre la pluie de missiles qui s’est abattue en avril 2011 sur la Résidence d’Abidjan, l’atmosphère de terreur et les violences sans scrupules qui se sont abattues sur les patriotes, dont beaucoup ont été une fois de plus assassinés (les supplétifs FRCI aidant, les Licorniens ne se sont pas trop salir les mains). Il y avait visiblement comme une revanche à prendre, des symboles à humilier profondément… comme pour se convaincre et se convaincre encore que la Françafrique pouvait renaître de ses cendres. Les contre-symboles déployés depuis le 11 avril 2011 par le sarko-ouattarisme, notamment l’indécent « sacre de Yamoussoukro » ont été déployés à dessein.
Mais peut-on arrêter le cours de l’Histoire ? Regardons et partageons le docu de Bakaba.
Source: http://kouamouo.ivoire-blog.com/archive/2012/07/28/la-victoire-aux-mains-nues-de-sidiki-bakaba-disponible-sur.html
La France salue le renouvellement du mandat de l’ONUCI
PARIS, France, 27 juillet 2012/African Press Organization (APO)/ — La France salue l’adoption par le Conseil de sécurité hier de la résolution 2062, qui renouvelle pour un an le mandat de la force des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).
L’ONUCI a pour mission d’aider la Côte d’Ivoire à consolider la phase de stabilisation dans laquelle elle est entrée depuis la fin de la crise électorale en 2011. Elle devra en particulier aider les autorités ivoiriennes à sécuriser l’ouest du pays, où l’ONUCI a été récemment victime d’une attaque ayant causé la mort de sept Casques bleus.
Comme le Conseil de sécurité le demande, nous appelons à intensifier les efforts en faveur de la réconciliation nationale. Nous espérons que les autorités ivoiriennes, assistées par l’ONUCI, puissent progresser dans le domaine du désarmement et de la reconstitution des forces de sécurité ivoiriennes, préalable indispensable à la sécurisation du pays. Le CSNU engage une transition à l’issue de laquelle les missions de l’ONUCI seront progressivement transférées aux forces de sécurité ivoiriennes.
SOURCE
France – Ministry of Foreign Affairs














