Un massacre planifié et savamment exécuté. C’est un ainsi que les élus et cadres wê réagissent à l’attaque perpétrée contre le camp de déplacés de Naihibly (Duékoué), le 20 juillet dernier. Ils sont montés au créneau, hier, à travers une conférence de presse à Cocody, pour donner leur position sur le massacre.
César Ebrokié ebrokie2@yahoo.fr
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Guillaume Soro l’ambitieux d’Abidjan
A 40 ans, cet ex-chef rebelle est à la tête de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire. En réserve de la République.
Président, il voulait être. Président, il est. Mais pas tout à fait à la place où il le souhaiterait : depuis mars, Guillaume Soro tient le perchoir de l’Assemblée nationale de Côte-d’Ivoire. A 40 ans, celui qui fait figure de dauphin putatif de l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara, reçu ce jeudi par François Hollande, continue sa trajectoire irrésistible. A moins que la justice internationale ne s’en mêle. Retour en cinq actes sur le fulgurant parcours de l’ambitieux M. Soro. Septembre 2002,…
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Alassane Ouattara à Paris pour découvrir François Hollande
Le président ivoirien, ami de Sarkozy et impopulaire chez les socialistes, est à Paris aujourd’hui.
La dernière fois qu’il est venu à l’Elysée, c’était à titre privé, pour retrouver un ami qui venait tout juste de perdre les élections. Aujourd’hui, il y retourne, très officiellement, pour rencontrer le vainqueur du scrutin. Le président ivoirien Alassane Ouattara est à Paris, en visite officielle pour la première fois depuis l’élection de François Hollande. Le roi est mort, vive le roi : le président ivoirien aurait lui-même insisté pour rencontrer rapidement le nouveau président français,…
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LE CAMP GBAGBO ACCUSE OUATTARA DE « GÉNOCIDE »
Le président ivoirien Alassane Ouattara a assuré mercredi 25 juillet que « nul ne sera épargné » par la justice après les récentes violences dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, lors d’un entretien donné à la chaîne de télévision TV5 Monde. « Ce qui s’est passé à Duékoué est parti d’un acte criminel, que je condamne. Ensuite, un groupe de population a voulu se venger. Ceci est inadmissible. On ne peut pas faire justice soi-même », a affirmé Alassane Ouattara.
« Je condamne la violence. J’ai mis en place une commission d’enquête, nous aurons ses conclusions et nul ne sera épargné », a promis le président ivoirien, alors qu’il se trouve en visite en France, où il doit rencontrer jeudi le président François Hollande.
VILLE MARTYRE DEPUIS 2010
Au moins 11 personnes ont été tuées et 40 blessées le 20 juillet, selon les Nations unies, dans des violences à Duékoué, dans l’ouest du pays. Après le meurtre de quatre personnes dans un quartier peuplé surtout de Malinkés, c’est-à-dire des membres de l’ethnie réputée favorable au chef de l’Etat Alassane Ouattara, une foule a attaqué en représailles un camp de réfugiés abritant surtout des autochtones guérés, vus comme partisans de l’ex-président Laurent Gbagbo, y tuant au moins sept personnes.
Selon plusieurs sources, les jeunes qui ont attaqué le camp, gardé par des Casques bleus, étaient accompagnés de militaires ivoiriens des Forces républicaines (FRCI) et de « dozos », chasseurs traditionnels servant de supplétifs à ces forces de sécurité. De son côté, une association d’Ivoiriens résidant en France a écrit au gouvernement français pour qu’il demande à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête sur les violences recensées depuis 2010 dans l’ouest de la Côte d’Ivoire. Duékoué a en effet été une cité martyre de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011. Sur les quelque 3 000 morts dus aux troubles, la ville et sa région en ont compté plusieurs centaines. Les forces pro-Ouattara y ont été gravement mises en cause.
LE CAMP GBAGBO ACCUSE OUATTARA DE « GÉNOCIDE »
De son coté, le parti de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo a accusé mercredi l’armée d’avoir pris part à l’attaque meurtrière du 20 juillet, devant des Casques bleus restés « impassibles », et a dénoncé un « massacre ». « Les autorités ivoiriennes et l’Onuci [la mission onusienne dans le pays] sont responsables de ce drame par leur légèreté, pour ne pas dire leur connivence dans la gestion de ces événements », a affirmé le Front populaire ivoirien (FPI) dans une déclaration à Abidjan.
Les soldats ivoiriens des FRCI et les « dozos […] appuyés par des centaines de personnes armées » ont mené une « expédition punitive » contre les déplacés du camp de Nahibly, proche de Duékoué, et les Casques bleus postés à l’entrée ont assisté « impassiblement à cette barbarie », a affirmé Laurent Akoun, secrétaire général du FPI.
Le parti « accuse » le président Alassane Ouattara, son gouvernement et l’Onuci de « génocide » contre la population wè (ou guéré), les autochtones de l’Ouest, a-t-il poursuivi, dénonçant une volonté d’ »expropriation des paysans autochtones ». Le FPI a exigé une « commission d’enquête crédible » sur les dernières violences et assuré que le « bilan provisoire » de l’attaque du camp « indique 211 morts » selon des « sources diverses concordantes », ainsi qu’ »une centaine de blessés et des centaines » de disparus.
Le Monde
Côte d’Ivoire: Des jeunes s’organisent pour ramener la paix à l’ouest du pays
(Xinhua) – Des groupements de jeunes de diverses tendances s’organisent en vue de ramener la paix dans la région ouest du pays secouée de manière régulière par des violences meurtrières, a constaté Xinhua mercredi.
Selon le président de plate-forme pour la recherche de la paix et la cohésion sociale Inza Fofana, il s’agit de parcourir cette région pour désarmer les coeurs et oeuvrer au retour de la cohabitation pacifique des communautés.
« La population a trop souffert. Nous allons nous impliquer aux côtés des cadres de la région pour parler aux habitants et mettre fin à leurs difficultés », a-t-il énoncé.
Pour celui-ci, il y a lieu de mener des actions pour déceler le réel problème de l’ouest et y remédier de façon durable.
L’ouest ivoirien qui a payé un lourd tribut à la crise post- électorale qui a secoué le pays a été de nouveau le théâtre d’attaques meurtrières.
Vendredi dernier dans la localité de Duékoué, plusieurs centaines de jeunes de la communauté Malinké (originaire du nord) ont mené une expédition punitive sur le camp de déplacés de Nahibly où vivaient 5.538 personnes toutes de la communauté autochtone Wê.
L’attaque en représailles à un braquage qui a coûté la vie à quatre personnes de la communauté Malinké et imputé à des pensionnaires du camp a fait officiellement 11 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Des cadres et élus de l’ouest ivoirien ont accusé mardi le gouvernement d’être « directement » responsable des « massacres » de Duékoué, dénonçant un « génocide planifié ».
Les Malinkés sont proches du président Alassane Ouattara quand les Wê sont majoritairement favorables à son rival dans la crise post-électorale de 2010 et 2011, le président déchu Laurent Gbagbo.
Entretien du Président Hu Jintao avec le Président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara
BEIJING, Chine, 25 juillet 2012 Dans la matinée du 20 juillet 2012, le Président Hu Jintao s’est entretenu, au Grand Palais du Peuple, avec le Président de la Côte d’Ivoire Alassane Ouattara venu en Chine pour participer, sur invitation, à la cérémonie d’ouverture de la 5e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine et effectuer une visite dans le pays.
Le Président Hu Jintao a rappelé que les relations entre la Chine et la Côte d’Ivoire se sont développées dans d’heureuses conditions depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 29 ans. En soulignant que la Chine accorde une haute importance à ses relations avec la Côte d’Ivoire, pays important en Afrique de l’Ouest, il a exprimé sa disponibilité à travailler ensemble avec la partie ivoirienne pour faire aboutir sans cesse la coopération d’amitié sino-ivoirienne à de nouveaux résultats.
Le Président Hu Jintao a avancé une proposition en trois points sur le développement des relations sino-ivoiriennes. Premièrement, renforcer les échanges de haut niveau et intensifier les échanges entre les gouvernements, les institutions législatives et les partis au pouvoir pour accroître la confiance politique mutuelle. La Chine accorde un grand prix et prête son soutien au rôle important de la Côte d’Ivoire dans la promotion de l’unité, de la stabilité et du développement de l’Afrique et entend renforcer ses consultations et coordinations avec la partie ivoirienne dans les grands dossiers internationaux et régionaux. Deuxièmement, approfondir la coopération économique et commerciale. La Chine continuera à soutenir la reconstruction pacifique en Côte d’Ivoire et encouragera les entreprises chinoises performantes à s’engager dans le développement de l’économie ivoirienne. Troisièmement, intensifier les échanges socio-culturels. Il s’agit d’élargir la coopération dans les domaines de la culture, de l’éducation, de la santé et de la formation des ressources humaines et d’encourager les échanges populaires entre les deux pays de sorte à accroître la connaissance mutuelle et l’amitié entre les deux peuples.
En soulignant le bon élan du développement des relations ivoirio-chinoises, le Président Alassane Ouattara a affirmé que la Chine, ayant accordé des aides précieuses à son pays, est un grand ami du peuple ivoirien, et que le développement des relations d’amitié et de coopération avec la Chine constitue une politique que la Côte d’Ivoire poursuivra inébranlablement. Son pays, a-t-il dit, œuvre actuellement à sa reconstruction et à son redressement et entend élargir ses échanges et renforcer sa coopération avec la Chine dans les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’électricité, des infrastructures de transport et de la formation professionnelle. Selon lui, la Côte d’Ivoire accueille favorablement les investissements des entreprises chinoises. Il a également rappelé que son pays, qui assume la présidence tournante de la CEDEAO, entend travailler activement pour promouvoir le développement des relations entre les pays de l’Afrique de l’Ouest et la Chine.
Avant l’entretien, une cérémonie d’accueil a été tenue par le Président Hu Jintao, à la Salle Nord du Grand Palais du Peuple, en l’honneur du Président Alassane Ouattara. Y ont été présents le Conseiller d’Etat Dai Bingguo, le Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, le Président de la Commission nationale du Développement et de la Réforme Zhang Ping, le Ministre du Commerce Chen Deming et l’Ambassadeur de Chine en Côte d’Ivoire Zhang Guoqing.
China – Ministry of Foreign Affairs













