
Archives pour 2010
Ivory Coast Presidential Elections are a great Success: Transparent, Peaceful & Well Organised
There is a great sense of joy and also relief in the Ivory Coast this evening as poles closed on this most historic presidential election. Eager to have their vote counted, many arrived early at polling stations across the country with early reports suggesting a turnout of 70%.
A positive sign of confidence in the legitimacy of this election, attendance today for this first round of elections was very high. Expats throughout Europe also turned out with mostly high attendance and voters were in good spirits with few incidents.
Only in France, LeParisien.fr reported that clashes in the country had led to the closure of 5 polling stations in Paris, Sevran, Aubervilliers, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) and Nanterre (Hauts-de-Seine). Police also used tear gas to fend of voters in the city of Créteil. Ivorians were then denied access to polling stations, some traversing the country in order to have their vote counted. As a result, 18 of the 19 members of the independent Electoral Commission have called for the vote in France to be annulled.
UN Secretary-General’s Special Representative, Y. J. Choi said of the election today, « I congratulate Ivorians who have mastered their passion and emotion and have come out massively to exercise their civil right, peacefully and with discipline after having been patient for so long. »
By Sara Atteby
Dr. Ahipeaud Martial: « Au sortir de ces élections, il y aura un vainqueur et deux perdants »
A la veille des élections présidentielles 2010 qui s’annoncent historiques pour la Côte d’Ivoire moderne, IvoireDiaspo a rencontré le Dr. Joseph Martial Ahipeaud pour recueillir son point de vue sur le scrutin du 31 octobre et les perspectives majeures de la Côte d’Ivoire post crise après la traversée du désert marquée par une rébellion qui a endeuillé et divisé le pays en deux.
IvoireDiaspo: Bonjour Dr. Joseph Martial Ahipeaud et Merci de nous accorder cette interview. A l’orée des élections présidentielles du 31 octobre quels sentiments éprouvez-vous par rapport au rejet de votre candidature?
Dr Joseph Martial Ahipeaud: Merci pour cette occasion que vous me donnez pour m’adresser aux ivoiriens a la veille de cette importante élection. Je voudrais juste rectifier que ma candidature n’a pas été rejetée. Le terme exact n’est pas rejeté car cela suppose que la CEI ait reçu les dossiers et qu’elle les a transmis à la Cour Constitutionnelle qui a analyse dans la forme comme dans le fond avant de rejeter la candidature pour des motifs qui lui seraient propre. Non la CEI a carrément refuse de recevoir les dossiers parce qu’elle a estime que le délai était clos depuis octobre 2009 pour une élection prévues en octobre 2010. C’est contre toutes les procédures de droit et une violation totale des textes qui régissent la république. Mais comme le disait mon avocat, nous sommes en circonstances exceptionnelles et les dispositions sont exceptionnelles. Notre parti a décide de ne pas continuer la procédure légale que nous avions entame pour ne pas empêcher la tenue de cette élection que les ivoiriens veulent par tous les moyens. Et je constate que nous avions raison car les ivoiriens, dans leur grande majorité, veulent voir la fin du film des diadoques et autres dinosaures de la politique ivoirienne qui dure depuis 20 ans et dont nous sommes dans la conclusion. Je pense que c’est la responsabilité d’un homme politique aussi de faire passer la volonté de son peuple avant la sienne. Il faut que les ivoiriens se souviennent des vrais hommes de paix et des jusqu’auboutistes. J’ose cependant croire que l’issue de ces élections nous permettra d’apprécier ce sacrifice que nous avons fait. Car notre participation à ces élections allaient certainement faire changer beaucoup de choses car l’histoire démocratique de la côte d’ivoire c’est faite avec nous même si des velléités négationnistes orchestrées par des néo démocrates autoproclamés tendent à faire croire le contraire. Mais ce sera pour une autre fois si Dieu le permet car Lui seul est le Maitre du temps et des circonstances.
IvoireDiaspo: Dr. vous avez entendu et lu les programmes des candidats. Quelles sont les propositions qui vous accrochent?
Dr Joseph Martial Ahipeaud: Malheureusement, je n’ai pas eu les programmes des candidats mais j’en ai entendu parler lors de leurs meetings. J’attendais de lire celui du RHDP car j’ai vu celui du Président Gbagbo sur son site de campagne. Ce ne sont que des programmes de campagne. On ne conclura à leur véracité qu’une fois qu’ils auront été appliqués. C’est toujours rare d’appliquer entièrement un programme de campagne une fois l’élection passée. Car le seul problème reste que les promesses, comme le disait quelqu’un, ne sont valables que pour ceux qui y croient. Moi je n’y crois pas car nous connaissons le bilan de chacun pour l’avoir subi. Je ne veux pas être un medium pour regarder dans une boule de cristal pour voir si, pour une fois, les programmes seront appliques. Cependant, la première promesse qu’ils pourraient tenir serait de faire en sorte que ces élections ne débouchent pas sur une autre guerre puisque tous disent qu’ils vont gagner. C’est certainement bon pour le morale des troupes mais c’est dangereux car l’issue de ces élections ne peut aucunement être maitrisée pas qui que ce soit. Il y a trop de variables qui nous permettent de dire, au plan strictement de l’analyse scientifique, que personne ne peut être assure de la victoire. Seules les urnes nous diront la vérité et cela, il faut que les candidats l’acceptent et l’intègrent. Car on ne peut pas compter sur un électorat ethnique pour penser que ces élections sont gagnées d’avance car les jeunes, très urbanises, et de surcroit majoritaires sur les listes a 75%, et surtout les nouveaux majeurs, ont un autre comportement que les anciens ou alors les populations rurales. La première promesse que les ivoiriens veulent que les trois tiennent au moins est d’accepter le verdict des urnes et mettre ainsi un terme a leur corrida qui dure depuis 1990. Une autre option serait préjudiciable a celui qui l’aura initie. Que Dieu leur donne la sagesse pour qu’ils acceptent la vérité des urnes et rien d’autre.
IvoireDiaspo: Pendant longtemps on vous croyait proche du candidat Gnamien Konan, que pensez-vous de son programme?
Dr Joseph Martial Ahipeaud: Je suis le concepteur de la Troisième Voie qui devrait faire émerger une candidature capable de rassembler les ivoiriens sur une idée, celle de mettre fin a la guerre des Trois par un quatrième homme. Gnamien n’a pas compris ma démarche scientifique et nous nous sommes sépares depuis Avril 2008. Alors je ne sais pas ce qu’il propose mais pour que ton programme tienne la route et soit pris en compte par les électeurs, il faut une dynamique sociopolitique qui le soutienne. Faute de n’avoir pas compris cette réalité de la donne politique, les candidatures des onze autres seront en fait insignifiantes quant aux attentes du peuple. Des lors, malheureusement ou heureusement pour le peuple ivoirien, cette élection va se jouer entre les trois Goliaths de la politique ivoirienne car ils risquent d’engranger les 90% des suffrages en raison de leurs personnalités. Malheureusement parce que le poids des personnalités va jouer plus que leur projet et heureusement parce que ce sera la finale des finales, celle qui mettra un terme a leur pugilat de vingt ans qui n’a rien apporté au peuple. Et c’est la Cote d’Ivoire qui gagnera enfin une paix utile pour la relance de son économie. Car il y aura un vainqueur et deux perdants qui en plus seront des retraités politiques. C’est la démocratie qui l’impose.
IvoireDiaspo: Dr. Si vous aviez eu l’opportunité de vous présenter qu’est ce vous auriez fait différemment, en un mot quelles sont pour vous les options politiques majeures de la Côte d’Ivoire post crise?
Dr Joseph Martial Ahipeaud: Je n’ai pas envie que mes idées me soient encore volées alors que je ne suis pas dans la campagne. Alors je me refuse de faire des propositions sur quoi que ce soit. Cependant, je sais que la priorité des priorités, pour la relance de notre économie, est la lutte contre cette corruption érigée en règle de gouvernance qui est la cause non seulement de la cherté de la vie mais aussi et surtout de notre manque de compétitivité. Deuxième priorité reste les infrastructures dont la décrépitude nous conduit à la décadence à pas de géant. Il ne faut pas voir seulement les infrastructures économiques mais surtout celles qui sont liées a la formation et la sante qui sont les deux piliers de l’économie du futur. Car dans le cas des pays comme la Cote d’Ivoire, le mot magique est la baisse des couts de facteurs pour une compétitivité accrue. Si les routes et autres voies de communication restent importantes, l’économie du futur va reposer sur la qualité des hommes et leur état de sante. C’est pour cela que la formation et la sante deviennent du coup les deux piliers des fondations de l’économie avec l’entreprise et l’état les deux autres. Le cas spécifique de la crise ivoirienne a montré aussi que le pouvoir ne peut pas être hyper-centralisé et être compétitif. C’est pour cela que la décentralisation reste une base stratégique à considérer. Il ne s’agit pas de créer des quantités de sous-préfectures ou de communes mais de leur donner au moins 20% des ressources fiscales et économiques et une personnalité juridique pour qu’elles deviennent des entités de développement économique. C’est dire que tout cela ne peut se faire que dans un contexte de vraie réconciliation, donc de changement du cadre constitutionnel et institutionnel pour créer les conditions d’une stabilité structurelle, première condition de la relance économique. C’est vous dire que le cadre théorique vous renvoie à un contenu riche en ce qui concerne notre programme. Notre deuxième livre, La Cote d’Ivoire sur la route de la renaissance, que je suis en train de finir avec le livre mémoire sur les Fesci des années de braise, celles du temps des démocrates, vous diront largement et en détail ce que nous avions comme projets pour notre pays. Nous sommes prêts à conduire une côte d’ivoire réconciliée avec elle même et en route pour un véritable développement économique profitable à tous dans un état de droit.
IvoireDiaspo: Si le prochain président vous invitait à participer à son gouvernement, seriez-vous disponible?
Dr Joseph Martial Ahipeaud: J’ai conçu le projet des accords de Ouagadougou que le Président Gbagbo a utilisé pour aboutir à cette élection. On peut servir son pays sans être forcement ministre. Cependant, Dieu que je consulte en permanence, me dira ce qu’il faut faire le moment venu et lui seul sait que la tache est immense. Et la Cote d’Ivoire a certainement besoin de ses fils pour sa reconstruction. J’ose croire humblement que je fais parti de ceux-là même si j’ai conscience que sur cette terre nul n’est éternel et donc indispensable.
IvoireDiaspo: Quels sont vos souhaits pour ces élections de 2010?
Dr Joseph Martial Ahipeaud: Je souhaite que les leaders que je sais responsables ne nous fassent pas regretter cette date historique. Que le choix du peuple soit respecte en toute humilité. Voila mon seul souhait et bonne chance aux 14. Que Dieu bénisse la Cote d’Ivoire en pleine renaissance. Restons en prière, Amen.
Interview réalisée en ligne par Daniel Atteby
Making a killing out of football: The Ivorian Football Federation (FIF) Replies to Allegations
The Ivorian Football Federation (FIF) has today responded to a report on the state of Football in the Ivory Coast published on the 26th October by the website “abidjan.net” as well as the dailies “L’Intelligent d’Abidjan” and “Nord-Sud Quotidien”.
The report compiled by the forum for African Investigative Reporters’ entitled “Making a killing out of football: African reporters investigate”, claimed that the Ivorian Football Federation and its President, Mr. Jacques Anouma were guilty of alarming financial irregularities.
FIF dismiss the allegations calling the report “Nothing but slander”. Denying any involvement in such “obscure and immoral practices” the Ivorian Football Federation has called upon the journalists behind the report to “leave their lair and offload their gravediggers’ clothes of Ivorian football to appear before the constituents in the forthcoming General Assembly elective of the FIF”.
Nigeria and Cameroon were also mentioned in the report published on 26th October 2010, and below are some of the findings concerning the Ivory Coast Football Federation:
■ FIF received $1.6m a year from the Ivorian Petrol Refinery Company, SIR, but local clubs never got any of the money. The fund’s existence only became public when SIR stopped the donations in 2007 on discovering the money was not being distributed.
■ Sports donations from the corporate sector are now routinely paid directly to the sports minister, to « avoid the money falling into the hands of [FIF president and Fifa executive member Jacques] Anouma ». The problem is exacerbated by the fact he is now also the chief financial officer.
■ In 2008 FIF announced a $2.2m surplus, with Anouma saying: « Stop accusing us of using taxpayers’ money, Fifa gives us money. » However, their own 2007 internal report detailed donations from the state run coffee-cocoa industry of more than $4m, and sources suggest a further $6m comes direct from the state.
■ Local clubs are angry about claims that players and officials are put up in plush hotels and provided with prostitutes for internationals, paid for by these state funds.
■ Even Fifa recognise the problems at FIF, announcing that they would market the Ivory Coast’s 2010 World Cup ticket allocation to « minimise the risk of fraud ».
The full response from the Ivorian Football Federation (FIF) can be read here (in French): http://www.fif-ci.com/une-details.php?newsID=1677
By Sara Atteby
LES ENJEUX POLITIQUES MAJEURS DE LA COTE D’IVOIRE POST CRISE par Kouaho Guy GUEYE

Kouaho Guy GUEYE
Le traitement d’une telle question ne saurait échapper à une analyse comparative de la situation ivoirienne à celle d’autres nations qui ont-elles aussi subi les affres de la guerre. C’est une vérité absolue que d’affirmer que, des lors qu’une nation s’engage dans la voie de la guerre, la période post crise devient la plus cruciale. Cette période étant la résultante de la guerre, il convient toujours d’analyser tous les enjeux qu’elle implique notamment au plan politique. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, toute analyse susceptible d’être faite se veut tributaire de la souveraineté nationale. Le véritable enjeu post crise est donc celui de l’indépendance vraie de notre pays et partant de toute l’Afrique. A l’instar de la plupart des pays africains, la question que l’on est droit de se poser au delà de la crise militaro-politique qu’a connue notre pays, est celle de sa souveraineté. Cela est d’autant plus vrai que le coup d’Etat du 19 septembre 2002 qui s’est mué en rébellion armée, n’avait d’autre objectif que de changer la nature du régime politique ivoirien, jugé peu conciliant, sinon pas du tout, à l’égard de l’ex-puissance coloniale qu’est la France. Et cela au profit d’un pouvoir plus docile et servile à souhait. Il s’agit dans le cas d’espèce, d’une lutte pour le contrôle de la Côte d’Ivoire : soit par les ivoiriens et dans ce cas l’on parlerait de souveraineté, soit par la France. Dans ce dernier cas, il s’agirait d’aliénation politique. Celle-ci se matérialisant grâce à la technique juridique du mandat, laquelle consiste pour une personne morale ou physique, à donner pouvoir à une autre, elle aussi physique ou morale, afin d’agir en son nom et pour son compte. Comme conséquences, tout acte posé par le mandataire (celui à qui on donne pouvoir d’agir) profite à celui qui donne pouvoir, le mandant, qui est en définitive le vrai bénéficiaire. Ce qui dérange dans cet arrangement politico-juridique, c’est non seulement son aspect occulte, puisque les Bédié, ADO, Banny, Mabry et consorts, déclarent officiellement agir en leur nom propre nom et pour le compte de la cote d’ivoire. Et pourtant, la réalité est tout autre. En outre, cette posture est atypique en ce sens que contrairement au procédé juridique du mandat, dans lequel, le mandant est non seulement bénéficiaire des actes posés par le mandataire, mais il en est aussi responsable. Or dans le cas d’espèce, jamais la France n’a assumé les conséquences négatives des actes de ceux qu’elle mandate. Cela n’est rendu possible que par le caractère occulte de l’opération. Et l’exemple de Charles Taylor au Liberia est une belle illustration de cet état de fait. Ce fut le cas dans la guerre du Biafra au Nigeria que la France a mené par procuration, au régime nigérian d’alors à travers la population du Biafra et Félix Houphouët-Boigny qui servait de soutien logistique et financier. Au Biafra comme en Cote d’Ivoire, les raisons de la rébellion étaient les mêmes à savoir la soit disant exclusion des biafrais et des gens du nord de la s’arcbouter Côte d’Ivoire. Ojokou et ADO servant dans les deux cas de figures de mandataires. Houphouët et Compaore fournissant la logistique et la base arrière. Ainsi l’enjeu post crise, est de pouvoir se débarrasser à jamais de cette pratique qui a cours en Afrique depuis les pseudos indépendances des années 60. Ici, il est plus que jamais question de doter la Côte d’Ivoire d’une souveraineté vraie tant au plan politique qu’économique. La souveraineté se définit comme étant la qualité propre à tout Etat qui possède le pouvoir suprême impliquant l’exclusivité de la compétence sur le territoire national (souveraineté interne). A ce titre, les accords de Marcoussis qui avaient pour but d’empiéter sur des prérogatives constitutionnelles du chef de l’Etat, sont une violation flagrante de notre souveraineté. Et sur le plan international, la souveraineté suppose l’indépendance de l’Etat vis-à-vis des puissances étrangères (la plénitude des compétences). La seule limite à la souveraineté sur ce plan étant les conventions et accords internationaux que l’Etat a signé, ratifié ou auxquels il a adhéré, en fonction du mode en vertu duquel l’Etat est juridiquement lié. Ce mode dépendant de la nature de l’instrument juridique international, accord en forme solennelle ou simplifiée. Au vu de cette définition, le triste constat que l’on peut faire est que la Côte d’Ivoire n’a jamais été souveraine depuis le 7 aout 1960 pour des raisons qu’il serait superflu d’énumérer davantage. Ainsi, il est clair que l’enjeu politique majeur post crise en terre d’Eburnie est celui de la réhabilitation de la souveraine de l’Etat. Et cela doit s’entrevoir d’abord au niveau juridique et politique, puis au niveau économique.
Sur le premier aspect de cette souveraineté, il s’agira pour la Côte d’Ivoire de s’assurer une véritable liberté d’action politique. Ce qui sous-entend que toutes les décisions soient prises de façon absolument souveraine, libre et sans aucune ingérence de toute sorte. Pour y parvenir, les ivoiriens doivent politiquement s’arc-bouter sur leur constitution car elle seule constitue le gage d’une stabilité politique. L’expérience de la crise militaro-politique servira à ce sujet car les ivoiriens ont appris pendant les huit années passées, à défendre leur constitution. Le résultat de cet état de fait n’est autre qu’une réelle stabilité institutionnelle. Et une Côte d’Ivoire forte institutionnellement, est un pays qui saura garantir à sa population le bien être économique et social. On ne le dira jamais assez, la pauvreté en Afrique est due essentiellement à l’instabilité politique. Des lors que la stabilité politique est garantie, l’Afrique s’accomplira forcement au plan économique. Et cela conduit au deuxième aspect de notre analyse.
Sur le plan économique, le nouvel Etat ayant recouvré entièrement sa souveraineté, doit s’atteler à en tirer les conséquences économiques immédiates. D’abord, cela suppose que notre pays ait une monnaie qui soit flottante. En termes économiques, cela signifie simplement que notre devise ne sera plus arrimée à l’euro et par conséquent va s’apprécier et se déprécier en fonction de la compétitivité de notre économie. En clair, lorsque nous réaliserons des plus-values importantes, notre monnaie s’appréciera. Dans le cas de moins value, l’effet contraire se produira. Nous en serons forcement bénéficiaires dans la mesure où, sous la forme actuelle, nous ne bénéficions nullement des plus values compte tenu da la parité fixe. Seule, l’économie française en profite à travers le système du fameux compte d’opération logé au trésor public français. Ensuite, il nous faudra créer en accord avec tous les autres de l’Afrique de l’ouest, du moins ceux qui sont partisans d’une souveraineté réelle du continent, une monnaie commune à toute la sous-région. Cela aura l’avantage de faciliter la fluidité des transactions économiques et donc de créer une vraie économie intégrée qui n’existe que de façon embryonnaire en ce moment. Il s’agira ici de la consolider. Enfin, la conséquence logique des premières mesures serait la création d’une banque centrale ouest africaine, débarrassée de tout contrôle néocoloniale comme celui dont est victime l’actuelle BCEAO. Il sera question non pas d’avoir juste des exécutants comme c’est le cas avec le gouvernorat, mais plutôt de contrôler réellement le conseil d’administration. Tout juriste sait avec pertinence que dans toute corporation de ce type, seul le conseil d’administration a les pouvoirs réels puisqu’il est le seul habiliter à représenter les actionnaires ou les propriétaires si l’on peut s’exprimer ainsi. De sorte que, faire de la France le pays, qui domine le conseil d’administration revient à en faire, le véritable maitre des lieux. L’enjeu de l’après crise sera de changer cette situation et de faire de la Côte d’ivoire, des pays de la sous-région, les vrais maitres de leur politique monétaire.
En résumé, le combat qu’ont mené les ivoiriens à quels que niveaux que ce soit, aura pour but après le 31 octobre jour du renouveau, date de la renaissance ivoirienne, de faire entrer notre pays et partant l’Afrique, dans l’ère de la souveraineté tant politique qu’économique. Et la Côte d’Ivoire n’a pas le droit d’échouer car de son succès, dépend tout le projet indépendantiste de l’Afrique. La France et l’Allemagne ont toujours été les leaders de l’Europe commune. La Côte d’Ivoire et des pays comme le Nigeria, le Ghana ont aussi vocation à jouer ce rôle.
VIVE LA COTE D’IVOIRE LIBRE, PROSPERE ET TOLERANTE.
QUE DIEU BENISSE LA COTE D’IVOIRE ET L’AFRIQUE
Kouaho Guy GUEYE
Juriste-Enseignant à Londres
forumkm@hotmail.com
Candidate’s Slogans for the Ivory Coast Presidential Elections on October 31st, 2010
After 10 years of mess, stammering, Institutional disorder, unjustified rebellion and political cacophony, the Ivorians were able to regain their right to vote this Sunday, October 31st to decide between 14 candidates.
If the population is apparently excited to again enjoy their democratic rights, the candidates seem to be even more galvanized and hyper excited. Everyone feels endowed with magical powers to immediately transform the Ivory Coast in to a developed country. But what is most striking are the slogans and sayings highly inspired by the spirit of creativity of the Ivorians. And so, it is our pleasure to present you some of the leitmotifs of our candidates.
Francis Wodie: « I am physically, intellectually and spiritually different from the other candidates »
Jacqueline Oble: « Let’s cross our arms to build the future »
Laurent Gbagbo: « This election is the battle for the sovereignty of Cote d’Ivoire against the Masks from abroad »
Gnamien Konan: « We must save the schools because they are like our blood. If the school is polluted, the whole system is sick »
Anaky Kobenan: « With tourism, I will bring in more money than the binomial coffee and cocoa industry »
DAHICO Adama: « I am the only candidate on the list with a bubu (robe) and white hat »
Mabri Toikeuse: « We must reduce the powers of the President of the Republic »
Bédié: « This will be my last term »
Allassane Ouattara: « I ask only 5 years »
Konan Kouadio Simeon: « I am the neutral peacemaker »
Translation by Sara Atteby
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