(Le point ) • Ansar Dine, un mouvement d’obédience salafiste, s’est emparé du nord du Mali en s’alliant d’abord avec les indépendantistes touareg, puis avec des mouvements de la mouvance d’al-Qaida. Les islamistes se sont rendus coupables de nombreuses exactions et également de la destruction de lieux de culte musulmans, impurs à leurs yeux. Alors que la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) s’active en ce moment même pour tenter d’intervenir dans la région, Sanda Ould Boumama, le représentant d’Ansar Dine à Tombouctou, a répondu aux questions du Point.fr. Il accuse les pays voisins de s’opposer à la recherche d’une solution négociée avec Bamako et rappelle ses objectifs : l’instauration de la charia dans le nord du Mali, voire au-delà.
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Le Point.fr : Bamako et les pays ouest-africains de la Cedeao (Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest) s’activent auprès des Nations unies pour lancer au plus vite une opération militaire de reconquête. Est-ce que, de votre côté, vous vous préparez aux combats ?
Sanda Ould Boumama : Nous sommes prêts, nous n’avons jamais laissé les armes. Mais nous pensons que la solution ne doit pas être militaire. Notre vision, c’est qu’il doit y avoir une autre méthode pour régler ce conflit.
Vous voudriez négocier avec Bamako ?
Je pense que l’État malien est favorable à des négociations, et que ce sont d’autres États qui veulent faire la guerre. Le président Dioncounda Traoré, dans son discours de célébration de l’indépendance, l’a répété. Et à Bamako, beaucoup de gens sont opposés à toute intervention extérieure.
Donc, selon vous, ce sont les pays de la Cedeao qui essaieraient d’imposer cette opération militaire ?
C’est ce que nous voyons ! Certains présidents veulent envoyer leurs officiers hors de chez eux, au Mali, pour éviter d’avoir eux-mêmes des problèmes. La Côte d’Ivoire, par exemple, a des problèmes intérieurs, et c’est une manière de s’en débarrasser.
Selon diverses sources, Ansar Dine aurait commencé à discuter avec d’autres pays que le Mali pour une sortie de crise pacifique, notamment avec l’Algérie… Vous confirmez ?
Le Burkina Faso, l’Algérie ou la Mauritanie ne veulent pas d’intervention militaire, parce qu’ils savent que cela ne va pas résoudre les problèmes. Cela va les aggraver, surtout sur le plan sécuritaire, pour les populations.
Aujourd’hui, existe-t-il des contacts entre vous et Bamako ?
Nous avons toujours eu de nombreux contacts avec les Maliens, cela n’a jamais cessé. Il y a notamment l’imam Mahmoud Dicko (président du Haut Conseil islamique malien, NDLR). Pour nous, c’est une personnalité de poids. Nous avons aussi des contacts avec des hommes politiques et des organisations de la société civile, qui sont venues dans le Nord nous rencontrer. Le problème, ce n’est pas le contact avec le Mali, c’est l’agenda guerrier d’autres pays.
Quelles sont vos revendications ?
Nous voulons l’application de la charia, c’est notre premier objectif. Par ailleurs, les populations du Nord ont toujours été tenues à l’écart du développement, sur le plan social comme sur le plan économique : nous voulons retrouver tous nos droits.
Dans le cadre d’un État indépendant au Nord ? D’un État islamique dans tout le Mali ? D’une autonomie des régions du Nord pour y appliquer la charia ?
C’est à discuter. Dans notre conquête, nous n’avons pas dépassé les régions du Nord. Si les autres régions veulent nous rejoindre pour l’application de la charia, nous y sommes favorables : l’application de la charia est de notre responsabilité à tous, dans le Sud comme dans le Nord. Mais, en ce qui nous concerne, nos revendications s’arrêtent aux trois régions du Nord, auxquelles nous nous sommes limités depuis plusieurs mois.
Vous prônez une application de la charia que des leaders religieux du monde entier dénoncent, à commencer par les imams maliens du Haut Conseil islamique. Est-ce que cela ne vous semble pas un problème de parler au nom de l’islam, alors que de grands imams récusent votre vision de l’islam ?
Nous sommes prêts à discuter. S’ils pensent que nous nous trompons, ils peuvent venir ici nous montrer ce qui ne va pas, nous sommes ouverts. Si les imams ont une autre vision qui ne correspond pas à ce qu’on dit, ils n’ont qu’à venir discuter avec nous.
Le fondateur d’Ansar Dine, Iyad ag Ghali, est un Touareg issu du mouvement indépendantiste. Est-ce qu’une réconciliation d’Ansar Dine et du MNLA est envisageable, selon vous ?
Ce qui nous concerne, c’est l’application de la charia. Notre position est très claire : nous n’avons jamais cessé de parler avec le MNLA, mais la seule chose qui peut nous réunir aujourd’hui, c’est l’islam. Nous ne sommes pas venus arracher le drapeau d’un État laïque, celui du Mali, pour planter celui d’un autre État laïque qui s’appellerait l’Azawad. Pour nous, ce serait du pareil au même.
Les pays occidentaux sont globalement favorables à une intervention armée, même s’il reste des points à préciser. Est-ce que vous avez un message à leur adresser ?
Je veux dire aux pays d’Occidentaux qu’ils s’impliquent dans des conflits qui ne les concernent pas. Les musulmans ont le droit de vivre conformément à leur religion et à leur civilisation. Vous apportez vos problèmes dans notre monde islamique, en Irak, en Afghanistan, mais nous sommes et resterons différents de vous, il faut nous respecter.
Archives pour 2012
LES MAUVAIS ELEVES D’HOUPHOUET
Le 11 Avril 2011, la France de Nicolas Sarkozy a installé un préfet en Cote d’Ivoire. La terre de nos ancêtres a connu la plus grande humiliation de son histoire. Des bombardements du palais présidentiel par les hélicoptères de l’armée francaise jusqu’au kidnapping du président réélu par les ivoiriens, le peuple ivoirien n’oubliera jamais la grande humiliation subie. On dit que le temps est un autre nom de Dieu, avec le temps écoulé, que constatons-nous dans notre cher pays? La jolie Cote d’Ivoire, autrefois unie, discipliné et au travail a vite fait place a une Cote d’Ivoire méconnaissable. Le préfet imposer par la France n’étant pas un fils issu de la terre d’eburnie, passe tout son temps a l’étranger. Quelqu’un ne nous a-t-il pas dit que ce monsieur était le candidat de l’étranger? Bref. Depuis le President Felix Houphouet Boigny jusqu’au Président Laurent Gbagbo, les ivoiriens sont habitués à voir leurs différents présidents aller très souvent dans leurs villages. Ainsi, on a vu Houphouet Boigny se rendre à Yamoussoukro, Bedie a Daoukro, Guei à Kabacouman et et le Président Gbagbo a Mama. Monsieur le spécialiste des coups d’état, les propos sont de Konate Sidiki, ou est donc votre village? Les ivoiriens veulent savoir car c’est une question d’habitude. Nous comprenons difficilement que vous voulez diriger le peuple de Cote d’Ivoire mais tous les actes que vous posez sont faits pour opposer votre tribu aux autres. Avec votre concept de rattrapage, vous avez réussi a diviser profondément les ivoiriens. Les ivoiriens sont licenciés dans tous les secteurs d’activités, le chômage est grandissant et pour notre sécurité, la, c’est le dernier de vos soucis. Comment peut-on vouloir diriger un pays et s’en prendre a son armée? Nous nous inclinons à ce niveau devant la mémoire de tous ces vaillants soldats de l’armée ivoirienne qui ont été assassinés depuis la barbarie de Septembre 2002. Dans sa haine pour le peuple ivoirien, monsieur Alassane Dramane Ouattara a fait des tueries de nos forces de l’ordre son programme d’activités. Qui ne se souvient pas encore des gendarmes assassinés à Bouake, des gendarmes égorgés pendant des cérémonies de Dozos en présence de Cherif Ousmane un des nombreux chefs de guerre? Nous avons encore en mémoire les tueries du commando invisible d’Abobo applaudi par les partisans de monsieur Alassane Dramane Ouattara. Pour renier les forces régulières de Cote d’Ivoire, vous avez créé les FRCI, une milice ethnico-tribale qui tue les ivoiriens à longueur de journée.
Aujourd’hui, plus d’un ivoirien se demandent le sens que vous donnez au terme ETAT. Avec vous, l’armée de Cote d’Ivoire devra disparaitre pour faire place à une autre armée, les fonctionnaires de Cote d’Ivoire devront disparaitre pour faire place à d’autres fonctionnaires. Les symboles essentiels de l’état devront disparaitre pour y substituer d’autres. Nous avons par exemple les FANCI qui sont devenues les FRCI, la RTI en orange blanc et vert est devenue la RTI1 aux couleurs du RDR, les régions du pays ont été changées de sortes qu’on ne se retrouve même plus dans notre pays. Que voulez-vous monsieur Alassane Dramane Ouattara ? Voulez-vous changer l’état de la Cote d’Ivoire ? Puisque vous en changez les symboles importants.
Au lieu de construire cinq universités comme promis dans votre programme, vous changez les noms de ce qui existe déjà et vous avez augmentez les frais d’inscription. Vous êtes de retour avec la privatisation des biens de l’état. Ce ne sont pas les ivoiriens que vous blaguez, bien au contraire vous vous blaguez vous-mêmes.
Forces armées nationales de Cote d’Ivoire, le peuple de Cote d’Ivoire reconnait votre valeur et votre bravoure. Aujourd’hui vous êtes humiliées, des moins que rien d’aucun niveau et d’aucune valeur vous commandent. Nous pensons que c’est le plan de Dieu, c’est le passage obligé pour atteindre la terre promise. Dieu est souverain, il y a un temps pour chaque chose. Le temps de fuir et laisser tous nos biens à l’ennemi est passé, maintenant est arrivé le temps de reconquérir nos terres aux mains des oppresseurs. Plus nous manquerons de volonté de libérer notre pays, plus nous continuerons de souffrir entre les griffes des sanguinaires venus d’on ne sait ou.
. Les mauvais élèves d’Houphouet Boigny
Ils se disaient élèves du grand maitre, mais une fois à la barre, ils ont fait le contraire de tout ce que le maitre leur avait enseigné. Le grand maitre nous a enseigné le dialogue et la négociation comme voie de résolution des conflits.
Pour la première fois de son histoire, des milliers d’ivoiriens sont devenus des refugiés. Houphouet Boigny ne l’aurait jamais accepté. Le peuple fier de Cote d’Ivoire est humilié. Imaginez-vous la chaleur qu’il fait sous les bâches dressées par le HCR ? Les piqûres de moustiques, les morsures de scorpion et de serpent sont le quotidien de nos compatriotes dans les camps de réfugiés. La malnutrition, la maladie et la mort rodent.
S’il est vrai que le temps du parti unique est passé, s’il est vrai que les ivoiriens conduits par l’opposant Laurent Gbagbo ont lutté pour obtenir le multipartisme en Cote d’Ivoire, nous ne comprenons pas pourquoi sous l’ère Dramane Ouattara le fait d’être un partisan du Président Gbagbo devrait être un délit.
Pour la paix dans son pays le Président Gbagbo a accepté tous les caprices de la rébellion. Il a changé son gouvernement à plusieurs reprises pour y intégrer les rebelles. Le comble, il a fait du chef déclaré des rebelles son premier ministre. Son parti le Front Populaire Ivoirien FPI était minoritaire dans ses différents gouvernements. Il a toujours préconisé le dialogue à travers son slogan « Asseyons-nous et discutons ». Et vous, les enfants biologiques du père, qu’avez-vous fait pour la paix dans notre pays ?
Derrière vos slogans farfelus de campagne ‘’vivre ensemble’’ et ‘’solutions’’ se trouve une haine indescriptible pour le peuple hospitalier de Cote d’Ivoire. Comment peut-on vivre ensemble lorsque nos parents de l’Ouest sont chassés de leurs terres et tués pour être remplacés par des étrangers sans vergogne ? Ou allons-nous quand des convois d’étrangers envahissent nos forets classées ? Quelles sont les idées que vous mijotez ? Quand, toute la classe politique opposante est en prison injustement avec les chefs de notre armée, les étudiants traités de miliciens pro-Gbagbo sont contraints à l’exil pour les plus chanceux, des exilés politiques sont extradés et humiliés pendant que vous parlez de réconciliation et de dialogue social.
Vous avez utilisé le nom de Félix Houphouet Boigny à des fins mercantilistes, vous avez trahi la mémoire d’Houphouet. Le comportement des crocodiles d’Houphouet de Yamoussoukro, et les nombreuses noyades sous le pont Houphouet Boigny ne sont certainement pas fortuits. Ne sont-ce pas des messages d’Houphouet ? D’un Houphouet mécontent des agissements de ces faux élèves ?
A la vérité, vous avez suivi le vieux pour son argent et non pas pour ses idées. L’ivoirien se rend compte aujourd’hui que le Président Laurent Gbagbo qui n’était pas proche du Président Houphouet a plus appris de lui que ceux qui se réclament de son sein. Car il recherche la paix quand les houphouetistes brandissent la guerre, il a proposé le dialogue avec la rébellion pour faire taire les armes, il a proposé le recomptage des voix pour éviter le sang versé.
Ivoiriennes, ivoiriens, la destinée est un torrent qu’on ne peut refouler, ni barrer, ni contraindre. Il s’ouvrira toujours un passage vers l’océan, la joie de chercher est supérieure à la satisfaction de trouver parce que l’espoir subsiste. Laurent Gbagbo est un élément incontournable pour la paix et la réconciliation dans notre pays. Soyons sereins, patients et demeurons dans la prière.
Dieu aime la Cote d’Ivoire et les ivoiriens.
Yao Kouamé Patrick
Président de la Jeunesse du PDCI-RDA
actuellement en exil mais en route pour la terre promise.
LE PIEGE DE LA QUESTION DE LA COMPETENCE DE LA CPI POUR JUGER LAURENT GBAGBO
Depuis quelques temps, des voix s’élèvent pour demander avec insistance, si la CPI est compétente pour juger le président Laurent Gbagbo. Voici une question qui, bien qu’ancienne, parce que posée depuis le début le complot, apparaît aujourd’hui comme un piège, que nous, Ivoiriens et Africains attachés à la dignité, devons éviter.
Laurent Gbagbo à La Haye, une équation dangereuse pour les comploteurs :
Le fait est que dès le début, l’enlèvement, puis le transfèrement de l’homme d’Etat ivoirien en Europe a eu comme un goût amer pour les auteurs du complot contre la Côte d’Ivoire. Ils ont vite eu l’impression d’avoir fait une erreur, en déportant leur prisonnier à La Haye. Sarkozy était encore au pouvoir en France et les maîtres du complot ont compris qu’ils risquaient beaucoup à juger Gbagbo à La Haye : l’historien et politicien très avisé qu’est leur prisonnier, se retrouvait à une tribune bien large d’où les informations sont audibles du grand nombre. Ils ont alors opté de ramener Laurent Gbagbo chez lui où, avec leurs hommes au pouvoir, le crime était beaucoup plus facile. C’est alors que furent posés des actes aux allures anodines, mais qui devaient permettre de rattraper la situation. A l’audience de confirmation des charges, une faute a été délibérément mise dans le nom et le lieu de naissance Laurent Gbagbo, tels qu’établis à l’état civil. Il suffisait que le prévenu prouve que ce ne sont pas son nom et son lieu de naissance, pour qu’on parle de son retour en Côte d’Ivoire, en avançant la nécessité de refaire les papiers selon les termes de l’état civil du prévenu. On se rappelle que Laurent Gbagbo a dit à peu près ceci : « mais, c’’est mon nom ! On m’appelle également ainsi; donc il s’agit bien de moi ! » Il restait donc à La Haye ! Les comploteurs, on se rappelle ont tenté d’autres coups de forces. On a même entendu parler d’empoisonnement…Puis, sont arrivées les reports successifs du procès. Aujourd’hui, la CPI demande que lui soient livrés les autres mis en cause dans ce qu’on reproche à Gbagbo ; et surtout, cette Court semble mal à l’aise, quant à imaginer des subterfuges pour ajourner indéfiniment le procès. Alors, on revient à l’option des premiers instants: même si Sarkozy n’est plus le président de la France, les choses sont restées totalement en l’état dans le monde occidental, commanditaire du crime en Côte d’Ivoire où, pour ainsi dire, les acteurs sont toujours à l’ouvrage. On veut donc trouver une formule pour ramener le prisonnier à son départ. On imagine alors les scénarii, naturellement avec les maîtres du complot : ainsi on a le coup de signer, maintenant, les dispositions qui donnent droit à la CPI d’être compétente en Côte d’Ivoire. Et on joue comme aux échecs : on se comporte comme si l’objectif n’était pas de dire que la loi n’étant pas retro active, puisque c’est seulement maintenant que la CPI peut agir en Côte d’Ivoire, il faut ramener Laurent Gbagbo qui a été déporté à La Haye de la façon que l’on sait ! Du même coup, la CPI ne peut plus réclamer les autres mis en cause, et on est tranquille. Voici, simplement dit, l’objectif du fait que la Côte d’Ivoire devient, maintenant, partie prenante du traité relatif à la CPI. Mais on fait comme si ce n’était pas cela, et on piaffe d’impatience de voir la défense de Gbagbo s’engouffrer dans le piège ainsi tendu ! Il ne faut pas y tomber !
Laurent Gbagbo est à La Haye, qu’il y reste, et il faut « aller jusqu’au bout ! »
On est mouillé jusqu’au cou, pourquoi aurait-on maintenant peur de l’eau ? Le débat sur la compétence de la CPI pour juger l’homme d’Etat ivoirien ne nous concerne plus. On y est, on y reste ! Et on va jusqu’au bout. Laurent Gbagbo, qui a souvent été incarcéré le sait : lorsqu’on est en prison pour des raisons politiques, c’est un leurre que de croire qu’on peut en sortir autrement que par des situations ou arguments politiques. Et puis, tous les lutteurs savent qu’on ne suit volontiers l’adversaire sur un terrain que lorsqu’on est sûr de l’efficacité de ses arguments contre cet adversaire sur ce terrain-là. Les ennemis de la Côte d’Ivoire cherchent à quitter le terrain de La Haye parce que sur ce terrain-là, leurs arguments s’effritent avec le temps. Il faut même dire que depuis le début, ils ont joué sur le faux, le mensonge. Ils ont alors compté sur la précipitation, la brièveté du temps, pour boucler le crime. Mais, il ne finit pas de s’allonger, le temps, et les voilà en train de tendre des pièges. Alors, on se rappelle que le président Gbagbo aime à dire que « le temps, c’est l’autre nom de Dieu ! » Ils croient, nos bourreaux, que Dieu ne peut rien contre eux ! Nous attendons de voir. Entre temps, ne nous laissons pas avoir par des pièges qu’on monte lorsque les prévisions n’ont pas l’aboutissement escompté. Si Laurent Gbagbo doit être jugé, il faut que ce soit à La Haye, devant le monde entier. Que tout ce qui doit être dit le soit et que le monde entier, souvent aveuglé par les intérêts de toutes sortes, découvre la face hideuse de ceux qui se croient tout permis sous les cieux.
Que Dieu nous bénisse et protège la Côte d’Ivoire.
NDA ADJOUA SUZANNE
Enseignante
LA QUESTION DE DEMOCRATIE DANS LA CÔTE D’IVOIRE D’ ALASSANE D. OUATTARA !!!
Un régime démocratique se caractérise par une série de dispositions qui garantissent « le vivre ensemble » harmonieux, voire convivial dans la société. Du point de vue institutionnel, on a la séparation des trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire). Ensuite il y a le respect des libertés fondamentales, et la soumission de tous à la loi qui, elle-même, est une déclinaison des droits humains tels que consacrés par la déclaration universelle de 1948. Il nous est arrivé de lire sur « la toile », une intervention, fort à propos, d’Alain Bouikalo, sur les libertés et la justice, aujourd’hui, en Côte d’Ivoire. Sous la plume de ce frère, on a une description de la jungle qu’est devenue la Côte d’Ivoire, un espace où Dozos et FRCI, soutenus par une armée onusienne omniprésente, font la chasse à tous ceux qui n’applaudissent pas, tel que le voudrait un monarque, le chef de l’Etat, Monsieur Ouattara. Et certains Ivoiriens, par excès d’optimisme ou autre chose, se demandent si les soutiens du régime au pouvoir dans leur pays ne voient pas que la démocratie y est quotidiennement malmenée. La réponse est évidemment : bien sûr que oui ! Tout le monde voit les dérives du régime installé par la France en Côte d’Ivoire. Mais pour ces soutiens, il n’est nullement question de démocratie, au sens commun, dans la Côte d’Ivoire de Ouattara ! Et pour cause.
Les parrains du régime de Ouattara ont une conception raciste de la démocratie :
Parler de conception raciste pourrait paraître exagéré si, béatement optimiste, on refuse de comprendre les actions, à travers le monde, de ceux qui ont imposé ce régime aux Ivoiriens, en tordant le coup à toutes les règles, refusant de reconnaître l’autorité du Conseil Constitutionnel du pays, et allant jusqu’à réfuter un recomptage de voix, qui avait été proposé par le candidat qu’ils avaient décidé d’écarter. Les Ban Ki Moon, Choï, puis les observateurs de l’Union Européenne, toutes ces personnes, affublées de la notion de « communauté internationale », avaient bien en tête, la thèse de Jacques Chirac, ci-devant président de la France, qui soutient que « l’Afrique n’a pas besoin de démocratie ». Et elles avaient le beau trôle, ces personnes, parce que soutenus par les Obama et autre Sarkozy, dont les ambassadeurs, tels des Sofas, disons plutôt des hommes liges, n’ont reculé devant aucune bassesse, pour réaliser le complot électoral le plus grotesque, mais surtout le plus meurtrier de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Ils ont installé leur homme et, en racistes purs et durs, ils regardent sans broncher, leur poulain tordre le cou à toutes les normes de gouvernance démocratique, bafouer touts les droits, saper tous les fondements de la nation. Dans cette situation, la chose qui compte le moins, c’est le respect des lois et des libertés. Comment demanderait-on à quelqu’un qu’on a imposé envers et contre la Constitution du pays, dans une barbarie grossière de négation de toute règle, de respecter la norme démocratique ? Et comme le monde fonctionne, pour le moment, au rythme voulu par « ces parrains », comment parler de démocratie au gouverneur de la Côte d’Ivoire ? Le plus grave, c’est que l’homme fonctionne comme un mercenaire venu pour détruire, et les parties visibles du forfait sont bien infimes par rapport à l’ampleur du drame.
La Côte d’Ivoire renaîtra-t-elle des cendres de l’imposture ?
Avec le régime actuellement au pouvoir en Côte d’Ivoire, tous les dés sont pipés. Les jeux sont faits : il n’y a rien à attendre de la gestion de l’Etat… On sait comment Alassane D. Ouattara a été installé, et pourquoi il l’a été. Son régime est l’aboutissement d’une arnaque historico politique des plus audacieuses, parce qu’allant, sans détour, à l’encontre du doit, de la justice, de la raison et de l’éthique. Ce qu’il faut chercher maintenant, c’est à savoir si la Côte d’Ivoire peut sortir de cette nuit noire de son histoire.
En ce qui nous concerne, la réponse positive à cette question ne fait l’ombre d’aucun doute : OUI ! Mille fois oui ! Et bien plus tôt qu’on ne le croit. D’abord, parce qu’aucune nuit n’est éternelle ! Ensuite et surtout, parce que tout ce qui est fait dans la tricherie, le mensonge et l’injustice n’a qu’une existence éphémère. C’est une loi contre laquelle aucun crime ne peut rien. La seule ou les seules inconnues, c’est quand ? Et comment ? Mais ce pays se relèvera, et très vite, de cette horreur ! Nous y croyons fermement ! Et nous avons espoir que cela se passera assez rapidement pour que tous, bourreaux et victimes, puissions assister au juste retour des normes de justice et du respect des règles. Nous croyons au juste retour des choses, dans ce pays qui doit demeurer « la Patrie de la vraie fraternité ». Nous croyons à l’amour entre les hommes, sans suspicion ethnique ou régionaliste. Nous croyons à une Côte d’Ivoire où des Amadé Ouérémi, venus de leur Burkina Faso natal, ne feront plus leur loi sur les populations autochtones, avec la complicité des hommes au pouvoir. Nous avons foi en une Côte d’Ivoire où on ne condamnera pas les personnes parce que simplement elles sont, ou supposées, proches de tel ou tel leader…Nous avons foi en une Côte d’Ivoire où l’homme a de la valeur, du prix, un pays où le premier vaurien, parce qu’il a une arme, n’impose pas ses désirs. Nous sommes confiants et attendons le jour où prendra fin le cauchemar collectif qui nous est imposé. Ce jour-là s’élèvera ! Il n’y a aucun doute là-dessus ! Et alors, on reparlera de démocratie, de droit et de liberté ! On reparlera de Côte d’Ivoire, « Terre d’Espérance ! »
Que Dieu, qui entend nos cris, libère maintenant la Côte d’Ivoire !
NDA ADJOUA SUZANNE
Enseignante
Abidjan / Congrès International de la jeunesse politique: Plus de 300 jeunes leaders attendus
Créée le 28 juin 2011, la Fondation pour l’Appui à la Consolidation de la Paix en Afrique, la Fondation CPA, est une organisation de droit africain ayant pour objectif de contribuer à la consolidation de la paix dans les pays africains afin de prévenir ou de résoudre les conflits éventuels.
Dans le cadre de ses activités, la fondation vient d’instituer l’organisation d’un Congrès International de la Jeunesse Politique. Cette manifestation qui se veut biennale se tiendra pour sa première édition, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, les 29, 30 et 31 janvier 2013, sous le thème : Jeunesse comme moteur de développement en Afrique ». Ils seront un peu plus de 300 jeunes leaders politiques qui débattront de l’avenir politique du continent. Il est aussi annoncé plusieurs observateurs du monde politique, économique, médiatique et de la société civile.
« L’Afrique a besoin de jeunes leaders bien formés, engagés, capables de développer des technicités requises et ayant le sens de l’éthique pour être de bons décideurs de demain.
C’est donc une amorce officielle à la problématique du renouvellement de la classe politique et des alliances qui permettront aux futurs décideurs du monde francophone de se côtoyer et de se constituer en un réseau d’amis pour un monde meilleur » nous a confié, M. Claude Sahi, PCA de la Fondation.
La Fondation CPA prévoit atteindre ce but à travers plusieurs actions dont la réunion des intellectuels et des leaders du monde entier autour des questions du moment.
Consultant indépendant en diplomatie et relations internationales, Claude Sahi est aussi conférencier international et membre de plusieurs associations et clubs privés en matière de conseil en politique.
Enfin, une tournée d’explication des organisateurs du Congrès est prévue dans la sous région et en Europe dans les prochaines semaines, en vue de mieux appréhender l’activisme et le charisme des futurs dirigeants de l’Afrique.
Pour rejoindre la Fondation, écrire à :
Bureau Côte d’Ivoire Résidence des Oscars, Perles Bis, N° 651, Cocody 2 Plateaux. 13 BP 108 Abidjan 13: Tel: (225) 22 50 69 59/ 00225 07 41 09 34 , E-mail: fondationscpa@live.fr.
Philippe KOUHON/ Eventnews TV
Marcel Gossio dément les fausses accusations de RFI
La polémique est engagée à propos de l’étrange article de Cyril Bensimon de Radio France Internationale, affirmant qu’un rapport « confidentiel » de l’ONU accuse les pro-Gbagbo en exil de financer les attaques armées en Côte d’Ivoire et d’être en « partenariat » avec le groupe islamiste malien Ançar Dine et l’ex-junte dirigée par le capitaine Sanogo dans l’objectif de déstabiliser militairement à la fois la Côte d’Ivoire et le Mali. Cyril Bensimon affirme, entre autre choses, à propos de ce mystérieux rapport : « Ainsi, on peut lire dans ce document que, le 12 juillet dernier, une réunion s’est tenue à Takoradi, au Ghana, où trois groupes d’exilés -composés, chacun, de militaires et de civils- ont décidé d’unir leur force et de définir ensemble une stratégie pour reprendre le pouvoir à Abidjan. Ainsi (sans que cela soit exhaustif), l’ex-directeur du port d’Abidjan, Marcel Gossio, le pasteur Moïse Koré, Charles Blé Goudé, Justin Koné Katinan ou encore la seconde épouse de Laurent Gbagbo, Nady Bamba, soutiendraient politiquement et financièrement les opérations armées menées depuis le Ghana et le Liberia. »
Joint par Le Nouveau Courrier, Marcel Gossio, en exil au Maroc, dément fermement cette information. « Je suis dans ce pays depuis le 19 avril 2011. Je suis venu ici parce que les pro-Gbagbo sont pourchassés, parce qu’on veut les tuer. Ma maison a été saccagée, j’ai été exproprié. Depuis que je suis ici, je ne suis jamais sorti de ce pays. Cela peut se vérifier dans les postes frontaliers. Je ne suis donc jamais allé à Takoradi. Je ne me sens pas concerné par ces questions de financements. Il y a des outils de traçabilité internationaux qui existent pour procéder à des vérifications », réagit-il. « Je suis partisan de la formule « asseyons-nous et discutons. D’où vient-il qu’au moment où tout le monde se bat pour la réconciliation, l’ONU vienne régulièrement créer la confusion pour que l’on n’avance pas ? Est-ce que les fonctionnaires de l’ONU ont intérêt à maintenir cette situation pour conserver leurs salaires mirobolants ? S’agit-il de manipulations du pouvoir ? », s’est interrogé, manifestement indigné, Marcel Gossio.
L’article intégral dans Le Nouveau Courrier
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