David Tayorault (ou Tayoro) alias Totorino est un musicien, chanteur et surtout le plus grand technicien studio ivoirien avec Max Héro. Rares sont les artistes ivoiriens dont l’album n’a pas été travaillé au TED Label. Il a effectué ses premiers pas dans la musique, dans les années 80, grâce au groupe Woya de Marcellin Yacé.
Archives pour 2012
Musique: Serges Kassy donne de graves uppercuts au chef de l’État ivoirien et ses miliciens
Avec ce single, le reggaeman, numéro 2 de l’Alliance de la jeunesse patriotique de Côte d’Ivoire, après Charles Blé Goudé, offre aux mélomanes en général et à tous les résistants africains en particulier, une nouvelle occasion de comprendre davantage la crise ivoirienne. Laquelle s’est muée en guerre presque civile pendant laquelle la coalition Onu-France a renversé le président Laurent Gbagbo, avant de le livrer aux milices pro-Ouattara et le déporter à la prison de La Haye, via un goulag de Korhogo, dans le Nord-Côte d’Ivoire.
Dans le style direct qu’on lui connait, l’artiste exilé en France, après être passé par le Ghana, il y a bientôt an et demi, donne de graves uppercuts au chef de l’Etat ivoirien et ses miliciens. Sans oublier ses parrains de la communauté internationale, qu’ils soient visibles ou tapis dans l’ombre !
«C’est vous !» sera téléchargeable à compter de la fin de ce mois sur le site Zimaland. En attendant cette opportunité, le Cd est disponible dans les Fnac et plusieurs restaurants ivoiriens et africains de France, ainsi que dans tous les meetings et autres manifestations publiques de la diaspora. Le coût, c’est 10 Euros le disque.
«La lutte étant multiforme, chacun doit user de voies et moyens légaux, selon ses capacités, jusqu’à ce que la vérité triomphe du mensonge», confie l’artiste qui n’entend pas baisser les bras, «tant que le serpent pas mort», pour emprunter le terme au mythique Laurent Gbagbo dont il espère vivement la libération au plus vite.Schadé Adédé in Notre Voie
schadeci@yahoo.fr
Alors que la Côte d’Ivoire s’écroule Ouattara en ballade dans le monde
Ouattara est en pleine villégiature à travers le monde, alors que le sang continue de couler et que la Côte d’Ivoire plonge dans l’abime.
La tragédie continue de créer une très grande émotion dans le monde entier. Et depuis, les condamnations ne font que pleuvoir. Car cette fois, les Frci et les Dozos qui sont en réalité de dangereuses milices tribales, ont atteint le summum de l’animalisation de la Côte d’Ivoire dans la ville de Duékoué où les hommes du pouvoir ont fait plusieurs dizaines de morts, depuis le vendredi 20 juillet 2012, parmi les déplacés. Selon le pouvoir, ce site serait une cache d’armes. Ce qui explique donc cette attaque qui a fait plusieurs dizaines de morts. En tout cas, l’attaque du camp de Nahibly appelle plusieurs questions. Est-ce parce qu’il abrite des armes qu’on doit y conduire des Dozos, des Frci et autres militants du rhdp drogués et armés de gourdins pour tuer et bruler ? Pourquoi n’a-t-on pas envoyé la police et la gendarmerie là-bas, pour démanteler ces fameuses caches d’armes ? C’est ce qui se serait passé dans un Etat normal. Et dans ces ballades à travers le monde qui malheureusement, n’apportent rien à la Côte d’Ivoire, Ouattara tente de donner des dehors policés à son pouvoir. «Les auteurs seront punis. Nul n’a le droit de se faire justice», s’est-il fait voir. Doit-on en rire ? Bien sûr, car depuis son arrivée au palais, c’est le pouvoir lui-même qui ne fait qu’attiser la haine en Côte d’Ivoire. Quel est l’acte que Ouattara a posé pour rassembler les Ivoiriens ? aucun. Les Frci ne font qu’aligner les actes de vengeances, mais jamais, aucun d’entre eux n’a été conduit devant un quelconque tribunal. En janvier dernier, le meeting du Fpi a été sauvagement réprimé par les Frci et des militants du rhdp drogués et armés de machettes et de gourdins. En visite à Paris, Ouattara n’a fait que justifier cela par le fait que ce sont les militants du rdr «victimes» du régime Gbagbo qui crient justice. alors que bien d’autres chefs de l’Etat condamneraient cet acte. A la vérité, depuis l’arrivée de Ouattara au pouvoir le 11 avril 2011, la Côte d’Ivoire ne fait que s’écrouler. Les Frci, son armée de pillards mettent chaque jour, le pays en lambeaux. On dirait même qu’ils le mettent en miette pour mieux le piller. L’insécurité a atteint son pic. Et le pouvoir entretient la psychose à volonté, pour maintenir la population dans la dictature et la terreur. Du coup, la Côte d’Ivoire considérée comme le pays de l’espérance devient tous les jours, le pays de la désespérance. Car rien ne va. «Ce n’est pas la Côte d’Ivoire que nous avons connue qui est là aujourd’hui», lâche à cet effet, une grande artiste ivoirienne. un constat implacable, mais qui reflète la réalité du drame que vivent chaque jour, les populations. Cette situation ne semble malheureusement pas préoccuper le pouvoir qui continue d’ailleurs de se nourrir de promesses, après plus d’un an de gestion des affaires de l’Etat. Ouattara est aujourd’hui à combien de voyages à l’étranger ? Même ses propres services ne sauraient répondre à cette question. Cela fait plusieurs jours qu’il est à l’étranger pendant que le pays ne fait que sombrer. On l’avait entendu au sommet de l’ua en Ethiopie. Il s’est retrouvé par la suite en Chine. Après Pékin, Ouattara se retrouve aujourd’hui à Londres sans même prendre le soin de revenir en Côte d’Ivoire pour voir ce qui s’y passe. Mais Ouattara ignore le drame vécu par le peuple à l’ouest. Il n’a pas pris la peine de revenir, pour se rendre aux côtés des victimes des tueries, malgré la gravité de la situation. Ce qui n’est pas le cas. C’est d’ailleurs dans ses ballades à travers le monde que le drame de Duékoué est survenu. a sa place, n’importe quel Président aurait interrompu cette visite, pour venir consoler les populations endeuillées. Simple exemple et très récent. aux usa, le Président Obama s’est trouvé obligé d’interrompre sa campagne pour la présidentielle, à cause de la fusillade de la semaine dernière qui a fait plus d’une dizaine de morts dans l’Etat du Colorado. Car il ne pouvait pas parcourir l’Amérique à la recherche de voix, au moment où des familles sont en deuil. Ce qui n’est malheureusement pas le cas pour Ouattara. Et dans son entourage resté à Abidjan, loin des déclarations officielles, on ne fait que banaliser cette tragédie. «On fait comme si c’est maintenant qu’il y a des morts en Côte d’Ivoire. Ou bien ceux là sont plus importants que ceux que Gbagbo a tué», botte en touche l’un des nombreux chefs de guerre qui régentent la ville d’Abidjan. Tout se comprend bien. Ce qui s’est passé à Duékoué est un
acte prémédité et bien préparé par les hommes du pouvoir. avec eux, la Côte d’Ivoire doit s’inscrire dans une logique de violence et de règlements de comptes. De sa ballade européenne, Ouattara ne s’est contenté que de simples menaces qui n’aboutiront à rien. Puisqu’il n’y a rien de nouveau au palais. Le samedi 21 janvier dernier, les activistes du rdr ont causé un mort et plusieurs blessés graves au meeting du Fpi à Yopougon. Face à la condamnation unanime à travers le monde, le pouvoir après mille hésitations et déclarations contradictoires, s’est finalement résolu de faire plaisir aux esprits bien pensants, en décidant d’ouvrir une enquête sur ces évènements douloureux. Comme on connaît le pouvoir Ouattara, cette enquête s’est arrêtée aux simples déclarations, et pas plus. après la ville de Londres, il sera les jours prochains, dans la capitale française pour une autre visite. L’homme sera enfin reçu par le nouveau Président français, après avoir fait le pied de grue durant plusieurs jours, devant la grille du palais de l’Elysée en train de négocier une visite. Addis-Ababa, Pékin, Londres et enfin Paris. En fait, que gagnent les Ivoiriens dans ces tournées de Ouattara à travers le monde ? Rien. Ce n’est que de la poudre aux yeux. Depuis plus d’un an qu’il est au palais, il a fait le tour des capitales du monde entier, mais cela n’a rien apporté à la Côte d’Ivoire. Il s’était fait passer pour l’homme de la haute finance mondiale. Paradoxalement, cette même finance mondiale l’a quasiment lâché aujourd’hui. Les Ivoiriens sont désormais convaincus qu’ils ont un Président qui se préoccupe peu de leurs problèmes. Même les sorties de Kablan Duncan, son ministre des affaires qui fait une tentative de séduction n’y font rien.
Guehi Brence in Le Temps
Le souci d’un ex-chien de guerre
Côte d’Ivoire: La France estime que la situation n’est pas stabilisée
L’attaque meurtrière du camp des réfugiés de Nahibly, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire montre que la situation n’est pas stabilisée dans le pays, a affirmé lundi à Paris le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
S’exprimant lors d’un point de presse, M. Valero a estimé que le retour de la sécurité en Côte d’Ivoire est étroitement lié au processus de réconciliation nationale qui doit se poursuivre.
«Nous aurons l’occasion d’évoquer cette situation avec le président Ouattara lors de sa visite officielle en France à partir du 24 juillet», a-t-il dit.
Selon la présidence française, les présidents François Hollande et Alassane Ouattara s’entretiendront mercredi en fin de matinée au palais de l’Elysée, à Paris.
Entre 11 et 13 personnes ont été tuées vendredi dernier près de Duékoué dans un camp des réfugiés à proximité d’un cantonnement des Casques bleus et d’un détachement des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) qui n’ont rien pu faire pour empêcher le drame.
Pana
La France et la Côte d’Ivoire signeront un accord d’annulation de dette
La France et la Côte d’Ivoire signeront mardi un accord bilatéral portant sur l’annulation de dette ivoirienne, a déclaré le ministère français de l’Economie et des Finances.
Le ministre français de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, rencontrera mardi soir le président ivoirien Alassane Ouattara et son homologue ivoirien Charles Koffi Diby, en visite à Paris, a précisé le ministère dans un communiqué.
A l’issue de cet entretien, ils signeront l’accord bilatéral d’annulation de la dette ivoirienne dans un hôtel situé dans le centre de Paris, ajoute le communiqué, sans préciser le montant concerné.
En juillet 2011, le Premier ministre français d’alors François Fillon avait promis, lors d’une visite à Abidjan, de lancer avec la Côte d’Ivoire un contrat de désendettement-développement de près de deux millliards d’euros, et d’annuler en même temps un milliard d’euros de la dette publique ivoirienne.
Début 2012, l’ancien président français Nicolas Sarkozy avait renouvelé à M. Ouattara le soutien de la France aux efforts ivoiriennes dans la reconstruction et la réconciliation en Côte d’Ivoire, pays ouest-africain déchirée par une crise politico-militaire ponctuée de conflits.
La France et la Côte d’Ivoire tentent de renouver avec le partenariat après leurs relations tendues sous le régime de Larent Gbagbo (2000-2011).
Xinhua
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