(Xinhua) – L’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) déplore l’utilisation du nom de la mission onusienne dans la diffusion des rumeurs concernant de prétendues présences et attaques de Djihadistes et de prétendus couvre-feu et rafles généralisées. « L’ONUCI condamne l’usurpation de son nom dans des messages qui diffusent de fausses informations », a énoncé la porte-parole de l’ONUCI, Sylvie van den Wildenberg dans une déclaration publiée vendredi. Celle-ci a dénoncé une manipulation de l’information dans le but de créer la psychose. « Les rumeurs peuvent avoir des effets néfastes sur la population », a-t-elle relevé, notant qu’une enquête est ouverte pour démasquer les auteurs. Plusieurs informations par sms ont circulé ces derniers jours à Abidjan et dans des villes de l’intérieur, concernant de prétendues présences et attaques de Djihadistes et de prétendus couvre-feu et rafles généralisées, note-t-on. La mission onusienne a annoncé par la même occasion un atelier de formation et de sensibilisation dans les prochains jours sur la gestion des rumeurs.
Politique en Côte d'Ivoire: Un aperçu des enjeux actuels et des perspectives d'avenir
La Côte d'Ivoire, pays situé en Afrique de l'Ouest, est depuis longtemps un acteur clé de la politique régionale. Après des années de turbulence politique et de crises, le pays a progressivement renforcé ses institutions démocratiques et s'est engagé sur la voie du développement. Cet article explore les enjeux actuels de la politique en Côte d'Ivoire ainsi que les perspectives d'avenir pour le pays.
Stabilité politique et réconciliation nationale: Depuis la fin de la crise post-électorale de 2010-2011, la Côte d'Ivoire a réalisé des progrès significatifs en termes de stabilité politique et de réconciliation nationale. Le gouvernement ivoirien s'est engagé dans des réformes pour renforcer les institutions démocratiques et promouvoir la participation citoyenne. Des initiatives de réconciliation, telles que la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, ont contribué à apaiser les tensions et à favoriser l'unité nationale.
Économie et développement: La Côte d'Ivoire est l'une des économies les plus dynamiques de la région. Grâce à sa riche diversité économique, notamment dans les secteurs de l'agriculture, des mines et de l'industrie, le pays a attiré des investissements étrangers et connaît une croissance soutenue. La politique économique axée sur les réformes structurelles et l'amélioration du climat des affaires a permis à la Côte d'Ivoire de diversifier son économie et de stimuler la création d'emplois.
Défis et enjeux: Malgré les progrès réalisés, la politique en Côte d'Ivoire doit encore relever plusieurs défis. La consolidation de la démocratie et la garantie des droits de l'homme restent des priorités. Le pays doit également faire face à des questions telles que la corruption, l'inégalité socio-économique et l'accès limité aux services de base pour une partie de la population. Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour renforcer l'État de droit et promouvoir la transparence dans la gouvernance.
Perspectives d'avenir: La Côte d'Ivoire a un potentiel énorme pour devenir un acteur majeur sur la scène régionale et internationale. Les réformes en cours dans les secteurs clés tels que l'éducation, la santé et l'infrastructure renforcent les fondations du pays pour une croissance durable. De plus, la Côte d'Ivoire joue un rôle actif dans les initiatives régionales et continentales, ce qui renforce sa position en tant que leader politique en Afrique de l'Ouest.
En conclusion, la politique en Côte d'Ivoire a connu des avancées significatives ces dernières années, marquées par la stabilité politique et les réformes démocratiques. Malgré les défis persistants, le pays continue de progresser vers un avenir prometteur. La Côte d'Ivoire a la possibilité de consolider sa démocratie, de promouvoir le développement économique inclusif et de jouer un rôle de de premier plan sur la scène régionale. En investissant dans les institutions, en luttant contre la corruption et en favorisant la réconciliation nationale, le pays peut renforcer son positionnement politique et attirer davantage d'investissements pour le bien-être de sa population.
Accusé d’avoir emporté 300 milliards : Katinan explique tout au Ghana
L’audience pour extradition ou non de Justin Koné Katinan a débuté avant-hier devant les juges ghanéens. Au premier jour de ce procès, quelques faits marquants ont été notés. Le ministre Koné Katinan intervenait pour la première fois à cette tribune de la Osu Court à Accra, interrogé par son avocat Me Patrick Sobgejor dans la phase de contre-attaque réservée à la défense, après les longues séances ennuyeuses dans lesquelles le collège d’avocat de Dramane Ouattara avait plongé la cour au nom de la partie adverse, c’est-à-dire l’accusation.
Après avoir décliné son identité à la cour, le ministre à rappelé les conditions de son arrivée en terre ghanéenne. A la stupeur des avocats de Ouattara qui l’accusaient d’avoir transporté quelques 300 milliards de FCFA extraits de la BCEAO pendant sa fuite pour l’exil Koné Katinan a révélé que c’est par une pirogue qu’il a franchi les frontières et non par voie normale, aérienne ou terrestre. Impossible donc pour lui de transporter des sacs de milliards de FCFA dans une pirogue comme la rumeur officialisée par le régime Ouattara le prétendrait.
De même, le ministre Koné Katinan a souligné qu’il n’a été ni initiateur ni décideur personnel encore moins physiquement présent lors de la réouverture des banques françaises qui avaient décidé de fermer pour appauvrir et pousser le peuple de cote d’ivoire à la révolte contre le Président Gbagbo. « Cela a été une décision gouvernementale ayant conduit à un décret pour parer à l’urgence et éviter la catastrophe sociale qui prenait forme après la brutalité de la décision des argentiers français. L’exécution de ce décret du gouvernement légal de Côte d’Ivoire a été du ressort du Procureur de la République et des services de police et non du ministre du budget que j’étais Koné Katinan », a clarifié l’ancien ministre du gouvernement Aké N’Gbo.
Pour finir, le ministre a répondu par l’affirmatif à la question de son avocat, à savoir si oui ou non l’acharnement du régime Ouattara contre sa personne avait des motivations purement politiques. Dans son explication de cette thèse, le ministre a signifié à la cour le caractère légal et officiel de ses sorties hors du territoire ghanéen, dans le cadre de ses activités de Porte-parole du président Laurent Gbagbo. C’est donc en plein exercice de cette mission à lui confiée par le plus célèbre des prisonniers de Haye qu’il a été interpellé au Kotoka International Airport d’Accra, revenant justement d’un voyage effectué à l’invitation des autorités sud-africaines, en l’occurrence l’ancien président son excellence Thabo Mbecki.
Depuis le renversement du Président Gbagbo par la France (11 avril 2011), le ministre Koné Katinan est réfugié au Ghana. Il a été interpellé par la police ghanéenne sur instigation de régime Ouattara qui, après l’avoir accusé de meurtre, a fini par se contenter de le soupçonner de crime économique portant sur 300 milliards FCFA extraits par lui pendant sa fuite au Ghana. Accusation farfelue de chefs dozos qui ne savent pas qu’il faut plusieurs véhicules de 5 à 10 tonnes pour transporter une telle somme, ce qu’un individu, fut-il ministre du Budget de la Côte d’Ivoire, ne peut faire par pirogue.
Koukougnon – Notre Voie
La CPI rejette l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire Gbagbo
La Chambre préliminaire I de la CPI rejette l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagb
Situation: Côte d’Ivoire
Affaire: Le Procureur c. Laurent Gbagbo
Aujourd’hui, le 11 juin 2013, la Chambre préliminaire I de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté l’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo qui est soupçonné d’avoir commis des crimes contre l’humanité sur le territoire de la Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011.
La Chambre a conclu que, en l’absence de preuve tangible montrant des avancées dans les poursuites au niveau national à l’encontre de M. Gbagbo depuis août 2011, il n’est pas démontré que M. Gbagbo fait bien l’objet de poursuites en Côte d’Ivoire, que ce soit pour cette affaire ou pour une autre. Selon la Chambre préliminaire, l’affaire Le Procureur c. Laurent Gbagbo est donc recevable devant la CPI.
L’exception d’irrecevabilité concernant l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo a été soulevée par la Défense de M. Gbagbo le 15 février 2013. Une demande soulevant une exception d’irrecevabilité est accordée si l’affaire fait l’objet d’une enquête ou de poursuites de la part d’un État ayant compétence en l’espèce, à moins que cet État n’ait pas la volonté ou soit dans l’incapacité de mener véritablement à bien l’enquête ou les poursuites. Selon le Statut de Rome – le traité fondateur de la CPI – les parties ont la possibilité de faire appel d’une décision sur la recevabilité.
La décision prise aujourd’hui sur la recevabilité de l’affaire est distincte de la décision rendue le 3 juin 2013 par la même Chambre quant à savoir si l’affaire à l’encontre de Laurent Gbagbo devait être renvoyée en procès ou pas. Le 3 juin 2013, la Chambre préliminaire I avait en effet ajourné l’audience de confirmation des charges et demandé au Procureur d’envisager d’apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes relativement aux charges portées contre Laurent Gbagbo. La décision prise aujourd’hui sur la recevabilité ne préjuge pas de la décision à venir sur la confirmation des charges.
La Chambre préliminaire I est composée des juges Silvia Fernandez de Gurmendi (juge présidente), Hans-Peter Kaul, et Christine Van den Wyngaert.
Koua Justin (Jeunesse FPI) transféré à la MACA
C’est menottes aux mains que Koua Justin, le Secrétaire National par Intérim de la Jeunesse du FPI-FRONT POPULAIRE IVOIRIEN de l’ex-président laurent Gbagbo, a été transféré à la MACA (Maison d’arrêt et de corection d’Abidjan) cette après-midi par la police judiciaire.
Quatre (4) chefs-d’accusation majeurs ont été retenus contre lui:
– Trouble à l’ordre public
– Offense au Chef de l’État
– Atteinte à la sureté de l’État
– Organisation de bande armée…
Quelle démocratie sous Ouattara?
L’opposition ivoirienne, dont le FPI (Front Populaire Ivoirien) est la principale figure de proue, va-t-elle encore verser dans ce qui – jusqu’ici – n’a été qu’une démarche quasiment infructueuse ? C’est-à-dire, rester-là, à pleurnicher sur l’arrestation de l’un de ses membres par le régime névrotique d’Abidjan ?
La question circule sur les lèvres, dans la capitale Abidjanaise où, de nombreuses voix s’élèvent de plus en plus pour dire que la récente arrestation de Koua Justin, président de la JFPI (jeunesse du FPI) est « la provocation de trop ». Une provocation face à laquelle l’opposition ne doit plus rester passive.
Mais, l’approche qui mérite ici d’être faite est, non pas de dénoncer l’apparente passivité du FPI, mais de se demander si le FPI a aujourd’hui, la possibilité de mener des actions d’envergure sur le terrain, pour réclamer la libération ou du moins, protester contre les arrestations arbitraires et les détentions abusives de ses membres, dans un contexte où le régime en place – totalement sourd aux critiques et aux dénonciations – a la dangereuse manie de confondre « démocratie » et « verser du sang » ? En d’autres termes, le FPI peut-il actuellement user – en toute liberté – de tous les moyens démocratiques dont il a normalement droit, dans un Etat qui s’estime démocratique ?
Le constat
Depuis le changement brutal de régime – genre bombes françaises – survenu en Côte d’Ivoire, l’opposition n’a jamais pu organiser une manifestation digne de ce nom. A part – bien sûr – les meetings de Koumassi et Yopougon place Ficgayo, qui ont pris brutalement fin avec l’irruption de bandes de voyous – sans doute sous l’effet de substances hallucinogènes – et dont les intérêts convergeaient naturellement avec ceux du régime en place. A savoir empêcher l’éclatement de la vérité à travers la mobilisation de la masse. Depuis l’avènement d’Alassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, toutes les manifestations d’envergure projetées par l’opposition, sont sournoisement et systématiquement frappées d’interdiction. Plus cynique encore. La stratégie totalitaire du régime d’Abidjan ne se limite pas qu’à interdire les manifestations. Elle vise aussi et résolument à mettre sous l’éteignoir les acteurs politiques qu’il juge potentiellement « dangereux ».Donc qui pourraient contribuer à la mise en place d’une opposition forte, capable de compromettre son sombre projet d’accaparement du pouvoir.
Au nombre de ces acteurs, Koua Justin, président de la JFPI, très en verve – ces derniers temps – contre le régime d’Alassane Ouattara. Certes, on le savait dans le collimateur du pouvoir, et les risques qu’il soit arrêté ne faisaient plus de doutes, tant il troublait le sommeil des républicains par ses déclarations. Mais la coïncidence, après quelques jours de la décision des juges de la CPI d’ajourner l’audience de confirmation / infirmation des charges contre Laurent Gbagbo, est frappante.
Dans un tel contexte, Koua Justin apparait comme celui qui devait subir les foudres d’un régime plongé – à la fois – dans une noire colère et une grosse frayeur, après l’annonce de la décision des juges de la CPI. Il devient ainsi l’homme sur qui le régime tortionnaire d’Abidjan devait passer sa colère pour se calmer.
Au-delà du cas « Koua Justin », de toutes ces arrestations et ces détentions illégales des membres de l’opposition, la vraie question qui mérite d’être posée, est et demeure celle se rapportant à leur statut : sont-ils, des prisonniers politiques ou des prisonniers de droit commun ?
L’on se souvient encore qu’à cette question, le régime Ouattara avait répondu par la voix de son ministre de la justice, Coulibaly Gnenema : « Il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire ». Fournissant au passage toute une panoplie de chefs d’accusations farfelus : « crimes économiques et atteinte à la sûreté de l’Etat ; le génocide, le crime contre la population civile, les meurtres, assassinats, crimes contre les prisonniers de guerre, coups et blessures volontaires, complicités, coaction et tentative de toutes ces infractions, voies de fait ; vols qualifiés, incendie volontaire d’immeubles, dégâts volontaires à la propriété immobilière d’autrui, complicité, constitution de bandes armées, participation à un mouvement insurrectionnel, atteinte à l’ordre public, coalition de fonctionnaires, rébellion, usurpation de fonction, tribalisme, xénophobie, coaction et tentative de toutes ces infractions ».
Deux ans après, l’on attend toujours de voir les preuves irréfutables des motifs pour lesquels ces opposants sont encore en prison. Il faut ne faut surtout pas perdre de vue qu’en Côte d’Ivoire, il y a eu une guerre qui a mis aux prises deux camps. Et que, curieusement, seuls les membres d’un seul camp sont poursuivis, par la seule volonté d’un régime, à la fois juge et partie. Car ce régime, n’est-il pas – d’une part – tout aussi coupable dans cette guerre ? D’autre part, quelles preuves nous fournit-il – bien entendu, en dehors des bombes de l’armée française et du soutien aveugle de la communauté dite internationale – pour justifier la victoire de son mentor au sortir de l’élection présidentielle de 2010 ?
Les réponses à ces questions suffiraient amplement – à elles seules – à justifier la détention de tous ces prisonniers de l’opposition. Hélas, la force, la violence, la barbarie, la loi du plus fort ont eu raison de la démocratie en Côte d’Ivoire.
Pendant ce temps et en attendant la fabrication des preuves – tout aussi farfelues – contre lui, Koua Justin vient d’être arrêté… que dis-je, enlevé. Car, lorsque des dizaines de policiers et gendarmes font irruption au siège d’un parti politique, mettent la main sur un homme sans donner aucune raison valable et le conduisent manu-militari, vers une destination inconnue, comment peut-on appeler cette sauvagerie ?
Après la dissipation des fumées dues aux bombes larguées par l’armée française, pour l’avènement d’un régime, on voit un plus clair dans cette sombre machination visant à faire croire que tous ces pro-Gbagbo emprisonnés sont des prisonniers de droit commun. Pourquoi eux et pas les autres, qui eux, ne sont visiblement pas exempts de tout reproche ? Il y a manifestement de la part des tenants du régime d’Abidjan, une volonté – tout comme c’est le cas pour Laurent Gbagbo à la CPI – de réduire l’opposition à néant. En la privant de ses membres – les plus influents, les plus enclins à gêner leurs plans égocentriques.
A la vérité donc, nous sommes en face de prisonniers politiques. D’hommes et de femmes dont le seul tort est d’avoir mis leurs compétences au service de leur pays ; d’hommes et de femmes détenus pour leurs opinions, mis aux arrêts afin de ne point venir empêcher le régime d’aller en roue libre vers ses sombres desseins.
A ce rythme, l’on de se demande encore où est « le démocrate policé » dont les médias occidentaux nous ont rabattus les oreilles, des années durant, à propos d’Alassane Ouattara?
Ces mêmes médias ont toujours eu la fâcheuse tendance à faire croire à l’opinion qu’en Afrique, celui qui bénéficie du soutien de la communauté dite internationale, est majoritaire. Ce qui est manifestement, archi faux.
En Côte d’Ivoire, il y a un groupuscule qui, fort du soutien de ses parrains occidentaux, use de la violence et d’une barbarie inouïe dont elle s’est montrée capable durant la crise post-électorale, pour continuer à semer et entretenir la terreur, la psychose au sein de la population, notamment de l’opposition, pour l’empêcher de s’exprimer librement. En Côte d’Ivoire, des hommes armés en tenus, des dozos (chasseurs traditionnels venus du nord) armés jusqu’aux dents, parés d’accoutrements effrayants, se promènent librement dans les rues, écument villages et hameaux, y dictent leurs lois, y règnent en maitres absolus, en toute impunité, avec la bénédiction tacite du régime en place. Malheur à quiconque oserait contrarier le régime dont ils ne répondent qu’aux seuls ordres !
Ainsi, des barbares sont en liberté, alors que des cadres talentueux sont traqués comme des pestiférés ou tout simplement jetés en prison, parce que appartenant à un camp jugé mauvais, celui de Laurent Gbagbo. Ainsi va la démocratie sous Alassane Ouattara.
Koua Justin, opposant jugé trop « remuant », a fini par être enlevé sans motif valable. Ce jeune, mais farouche opposant, a fini par être fait prisonnier par le régime Ouattara. Cela n’est rien d’autre que la parfaite illustration que ce régime ne veut pas d’une opposition forte. Son but est plutôt de faire de la collection de prisonniers politiques, son cheval de bataille.
La Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, nous éclaire sur le sujet: « L’existence de prisonniers politiques est la preuve tangible d’un dysfonctionnement de la démocratie». Au regard de ce qui précède, de quelle démocratie peut-on encore bien parler en Côte d’Ivoire, sous l’ère Alassane Ouattara ?
Marc Micael
marcmicael@yahoo.fr
Manque de dialogue politique et instauration d’une justice à double vitesse en Côte d’Ivoire (ONU)
L’expert indépendant de l’ONU sur les droits de l’homme en Côte d’Ivoire présente son rapport ce mardi 11 juin devant le Conseil des droits de l’homme. Si Doudou Diene note plusieurs améliorations dans le pays, sécuritaires mais aussi dans la réussite technique des élections locales en avril dernier, il dresse un bilan mitigé des deux années au pouvoir d’Alassane Ouattara. Il s’inquiète notamment du manque de dialogue politique, du non règlement des conflits fonciers mais aussi d’une justice à double vitesse.
Ce qui a frappé Doudou Diene, c’est d’abord la culture de violence physique et verbale qu’il a constatée pendant les élections locales, notamment au sein de la coalition au pouvoir. Si ce scrutin s’est globalement bien déroulé d’un point de vue technique, l’absence du FPI et l’intrusion partisane de certains ex-com-zones montrent une fragmentation politique qui l’inquiète pour les prochaines échéances électorales.
L’expert indépendant de l’ONU a aussi noté de profonds problèmes fonciers : à leur retour d’exil, de nombreux Ivoiriens n’ont plus accès à leurs terres – sans compter l’occupation illégale et massive de forêts protégées. Ces éléments constituent à ses yeux une « bombe à retardement » que l’Etat doit régler de manière urgente.
Doudou Diene consacre une large partie de son rapport à la justice : absence de procès pour les détenus de la crise postélectorale, qui n’ont pas ou peu accès à leur avocat – arrestations arbitraires ces deux dernières années – la Côte d’Ivoire donne une impression de justice à deux vitesses, d’après l’expert. Il évoque notamment la tendance du pouvoir à utiliser l’accusation générique d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Une charge dont fait justement l’objet Justin Koua, le leader de la jeunesse du FPI arrêté vendredi dernier 7 juin au siège du parti.
Avec RFI














