Les lampions se sont éteints sur la 6e édition de la Conférence des grandes chancelleries d’Afrique francophone subsaharienne et de France qui s’est tenue du 21 au 24 octobre 2013 dans la capitale nigérienne. A la cérémonie de clôture présidée par le premier ministre, M. Brigi Rafini, la Conférence a fait plusieurs recommandations. Entre autres, le renforcement du pouvoir de contrôle des Grandes Chancelleries en matière de sélection des récipiendaires, pour tenir compte non seulement des compétences techniques et professionnelles, mais aussi et surtout des qualités morales des récipiendaires dont l’Afrique a besoin de modèles pour les générations futures. En outre, la conférence recommande l’instauration de l’égalité du genre dans les structures des Grandes Chancelleries des pays membres ; l’encouragement de la promotion du mérite féminin dans les pays membres ; une plus grande visibilité de la Grande Chancellerie dans tous les pays membres etc.
Il faut rappeler qu’une dizaine de Grandes Chanceliers a fait le déplacement à Niamey. Le thème « Bonne gouvernance dans l’espace des grandes chancelleries d’Afrique francophone subsaharienne et de France : le rôle de la femme » a fait l’objet de communications par deux éminents universitaires nigérien en séance plénière. Les Docteurs Aïssatou Kindo et Moussa Yahaya ont démontré le rôle primordial de la femme, en tant qu’éducatrice, gardienne de l’ordre moral et actrice incontournable de développement. En plus, il a été retenu que la femme est un maillon essentiel de la bonne gouvernance qui suppose l’utilisation transparente et équitable des ressources économiques et humaines pour un développement harmonieux et durable. Car, il est de notoriété que « les femmes en général, sont meilleurs gestionnaires, moins enclines à la prévarication et au détournement des biens communs.»
Les Grands Chanceliers ont été faits Commandeurs dans l’Ordre National du Niger par le premier ministre Brigi Rafini, au nom du Chef de l’Etat, Grande Maître des Ordres.
Sollicitée par la presse nationale et internationale locale, Madame la Grande Chancelière a animé une conférence à l’hôtel Gaweye pour donner son point de vue sur le thème et dire ce qui se fait en Côte d’Ivoire par rapport à l’insertion pleine et entière de la femme. D’entrée, le Professeur Henriette Dagri Diabaté s’est félicitée de la bonne organisation de la Conférence et de l’accueil réservé aux délégations, en particulier à celle de la Côte d’Ivoire. Concernant les actions du président Ouattara en faveur des femmes, Madame Diabaté a rappelé la mise en place des fonds pour l’autonomisation financière de celles-ci ainsi que leur nomination à de hauts postes de responsabilité.
Archives pour 28 octobre 2013
Soudan: affrontements entre les forces soudanaises et les rebelles au Darfour
Les forces gouvernementales soudanaises et les rebelles de l’Armée de libération du Soudan (SLA) se sont affrontés autour de Mellit, une ville stratégique située dans le nord du Darfour, ont annoncé samedi les belligérants.
Les rebelles de la faction de la SLA dirigée par Abdel Wahid Mohammed Nour a attaqué une patrouille des forces gouvernementales à deux km de Mellit, ville située à 80 km au nord d’El Facher, la capitale de l’Etat du Darfour, a indiqué l’agence officielle SUNA, citant le porte-parole de l’armée Sawarmi Khaled.
Les rebelles se sont emparés d’un véhicule des militaires et ont fui avec, mais cinq d’entre eux ont été tués, selon le porte-parole.
Pour leur part, les rebelles ont indiqué dans un communiqué que des combattants de leur groupe avaient tué 15 membres des forces pro-gouvernementales au cours d’un affrontement vendredi avec « une milice du gouvernement », et que deux des leurs avaient été tués.
Ils ont affirmé que leurs combattants étaient entrés à Mellit avant de s’en retirer samedi.
Nour et d’autres rebelles d’origine non arabe mènent depuis 10 ans un combat armé dans le Darfour dans le but de mettre fin à ce qu’ils considèrent comme la main-mise des élites arabes sur les richesses et le pouvoir au Soudan.
De son côté, la milice pro-gouvernementale Janjaweed a suscité la réprobation internationales par les atrocités qu’elle a commises à l’encontre des civils.
Kenya: une employée de la morgue poursuivie pour avoir volé sur des corps du Westgate
Une employée de la morgue de Nairobi est poursuivie pour avoir volé des biens sur deux cadavres, dont celui d’un proche du président du Kenya, qu’il a réceptionnés durant le siège sanglant du centre commercial Westgate, indique vendredi un média local.
Selon le quotidien Daily Nation, Rose Oyungu, 54 ans, a
volé une montre en or et un téléphone portable au neveu décédé du
président kényan Uhuru Kenyatta, ainsi que des bijoux en or prélevés sur le
corps de la fiancée du défunt.
Le couple avait péri au premier jour de l’attaque contre le
centre commercial Westgate menée fin septembre par un commando armé
lié à Al-Qaïda, qui avait coûté la vie à au moins 67 personnes.
« Il est malheureux qu’un Africain puisse voler un mort », a
déclaré le procureur Wycliffe Sifuna, cité par le journal, lors d’une audience
de demande de caution tenue jeudi.
Les avocats de l’accusée, une veuve mère de six enfants,
lui ont obtenu la libération sous caution. Le procès doit se tenir le 25
novembre.
Outre les accusations contre cette employée, une partie
des forces de sécurité kényanes étant intervenues au Westgate est
également suspectée d’avoir pillé des magasins du centre commercial
pendant et après le siège de plusieurs jours.
Les médias kényans ont longuement évoqué le pillage, et
des caméras de vidéosurveillance ont filmé des soldats transportant des
sacs plastique blancs.
Malawi: Les remarques insultantes de Zuma n’affecteront pas les relations bilatérales, assure le Malawi
Le Malawi s’est dit confiant vendredi que les récentes remarques insultantes du président sud- africain Jacob Zuma à l’égard de son petit voisin, un des pays les plus pauvres du continent, n’affecterait pas les relations entre les deux pays.
M. Zuma a provoqué en début de semaine l’hilarité de son
auditoire aux dépends des « routes nationales du Malawi », supposées être de
piètre qualité comparées aux autoroutes urbaines de Johannesburg.
Ces remarques « n’affecteront absolument pas de façon
négative les relations bilatérales entre le Malawi et l’Afrique du Sud », a
déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère malawite des Affaires
étrangères Quent Kalichero, après avoir obtenu des explications officielles.
Selon lui, Pretoria a indiqué que ces remarques « ne
reflétaient pas la perception du continent africain et ses peuples par le
peuple sud-africain. Le président Zuma a beaucoup de considération pour le
peuple du Malawi », a ajouté le porte-parole, citant le message de Pretoria.
Dans son allocution, M. Zuma avait notamment dit: « Nous
ne pouvons pas raisonner comme des Africains en Afrique, dans l’ensemble.
Nous sommes à Johannesburg. (…) Ce n’est pas une route nationale au
Malawi ». Ces remarques avaient provoqué l’indignation du principal parti de
l’opposition en Afrique du Sud.
Par la suite, le porte-parole du président avait minimisé la
teneur de ces propos sans les démentir, estimant qu’ils avaient été sortis de
leur contexte.
Affaire Laurent Gbagbo ou le yoyo de la Cour Pénale Internationale (CPI)
Ils seront nombreux tôt ce matin les ivoiriens qui se rueront sur le magazine françafricain, Jeune Afrique qui met à sa UNE de ce lundi 28 octobre » Et si il sortait ? » Parlant du président Laurent Gbagbo. Dans le même journal, la presse « barbouze » publiera cinq pages sur Laurent Gbagbo, avec un article sur l’interrogatoire par un juge d’instruction de hauts gradés français à propos des évènements de novembre 2004 à Bouaké….
« L’attaque du camp français de Bouaké le 6 novembre 2004 par l’aviation ivoirienne n’aurait pas été commanditée par Laurent Gbagbo » L’information a été donnée par François Soudan, directeur des Rédactions du magazine Jeune Afrique. Il l’a indiqué ce dimanche 27 octobre 2013 sur les ondes de Radio France Internationale (RFI). A l’en croire, le général Renaud De Malessène, adjoint du général Poncet, commandant de la Licorne à l’époque a déclaré que, « ce n’est pas Gbagbo qui a fait bombarder le camp français ». L’officier français ajoute que « Gbagbo n’a pas voulu tuer de soldat français » et que selon lui, « quelqu’un dans son entourage a pris cette décision sans le lui dire ». Le militaire fait également la révélation suivante : « Je pense qu’il y avait un projet politique, mettre Ouattara en place et dégommer Gbagbo ». Voilà la vente de la semaine de Jeune Afrique. « Moi je sais que tout ce qui touche à Gbagbo fait vendre. Jeune Afrique a compris cela », nous a confié un confrère français, lui-même ancien journaliste à Jeune Afrique. Aussi, pourquoi sortir ce titre alors que l’horizon d’une prochaine libération provisoire de Gbagbo reste encore nuageux ? Après le coup du SMS de la semaine, c’est Jeune Afrique qui est mis à contribution pour terminer le travail de sape et provoquer ainsi la sortie massive de la population dans les rues d’Abidjan, ainsi le monde entier, la CPI en tête pourrait en conclure qu’une libération de Gbagbo pourrait être un danger pour la Côte d’Ivoire.
Que peut-on vraiment attendre de l’audience de demain ?
L’audience de demain mardi 29 octobre 2013 sera le 5eme examen de la décision de mise en liberté provisoire du président Laurent Gbagbo détenu à la Cour Pénale Internationale depuis fin 2011. Selon le bureau du procureur de la CPI, Laurent Gbagbo serait responsable, en tant que coauteur indirect de quatre chefs de crime contre l’humanité qui auraient été perpétrés dans le contexte de violences postélectorales survenues en Côte d’Ivoire entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, à savoir, meurtres, viols, actes de persécution et autres actes inhumains. Le 11 juillet dernier la Chambre préliminaire I avait rejeté la demande de mise en liberté provisoire formulée par la Défense de M. Gbagbo. Une décision qui a été examinée pour la 4è fois, le 9 octobre par cette même chambre. Mais avant, en aout dernier la défense toujours de M. Gbagbo avait fait appel de cette décision du 11 juillet. C’est bien cet appel qui sera dénoué demain par la chambre d’appel, différente de la chambre préliminaire. Il faut aussi noter que toujours concernant cette décision de mise en liberté provisoire, ça sera la 2eme fois que cette même chambre d’appel statue.
Le piège
En principe, il aurait fallu que la Chambre d’appel tranche avant le réexamen de la même décision par la chambre préliminaire. Malheureusement cela fut vicié avec l’audience du 9 octobre dernier qui finira par convaincre la chambre d’appel avant que la chambre préliminaire elle-même ne rende sa décision du 9 octobre. Le débat du 9 octobre ayant démontré qu’il n’existait pas globalement de faits nouveaux en dehors de la libération des pro-Gbagbo en Côte d’Ivoire et la « normalisation » des frontières ivoiro-Ghanéennes et libérienne. Dans le fonds, cela ne constituerait pas de fait juridique ayant un lien avec les faits reprochés à M. Gbagbo. On est donc en droit de dire que demain sera une autre farce de la CPI pour faire perdurer l’affaire Laurent Gbagbo, car quel que soit la décision qui sera prise demain 29 octobre par la chambre d’appel, le procureur peut lui aussi interjeter appel de cette décision. En gros et comme le précise le statut de Rome, il n’est pas défini au préalable la durée ou le temps maximum d’une détention provisoire. La preuve cela fera deux ans que M. Gbagbo est détenu et seuls les juges disposant de ce supra pouvoir décideront s’il ira à un procès ou pas (un autre casse-tête. Affaire Bemba est jugée depuis 89 et n’est pas prête de finir).
Le mano à mano de la CPI.
C’est un secret de polichinelle. Les nombreux supporters du président Laurent Gbagbo vont devoir encore prendre leur mal en patience. Selon plusieurs sources proches du dossier, la libération de son rival politique avant la présidentielle de 2015 serait une utopie. Alassane Ouattara qui n’a toujours pas digéré l’humiliation qu’il aurait subie en Côte d’Ivoire où il a été traité de Burkinabé ou encore de candidat de l’étranger veut rendre son coup. Mieux, libérer M. Gbagbo dans ces conditions où celui-ci continue de drainer du monde à la simple évocation de son nom serait un gros risque et pour lui et pour ses millions d’étrangers convoyés en Côte d’ivoire et qui serviront en 2015 de véritable vivier électoral. Enfin, après avoir lui aussi à son tour humilié le président Gbagbo, Alassane Ouattara réfléchirait actuellement au revers de la médaille. Même avec tous les scénarios tels qu’un Marcoussis bis qui donnerait au FPI le poste de supers ministres voire la primature, Ouattara n’y croit pas. En tout cas au pardon. Dans ces conditions il faut jouer sur toutes les prérogatives offertes par le statut de Rome qui a ce dernier pouvoir de garder le président Gbagbo aussi longtemps que la CPI le voudra. Entre temps, Ouattara sur le terrain se donnera le temps nécessaire de se faire accepter par le peuple, avec des libérations massives et progressives des pro-Gbagbo (politique, militaires, civils…). Selon toujours les grandes oreilles françaises, Ouattara qui veut lui aussi marquer son passage à la tête de l’éléphant d’Afrique s’est fixé comme défi de laisser derrière lui un bilan économique à la mesure de sa formation. Et quand Ouattara parle de l’émergence de la Côte d’Ivoire en 2020, ce ne sont pas des paroles en l’air. Le 23 octobre dernier, l’ex premier ministre Ahoussou Jeannot et le gouverneur du District d’Abidjan, Mambé sont venus spécialement le dire au patronat français lors des 7eme rencontre des PPP (partenariat Public-Privé). Aussi, alors que le dernier verrou pour l’obtention d’une libération provisoire était le cas de son état de santé et le pays devant l’accueillir, il se murmure au-delà des nombreuses annonces vers l’Angola ou l’Ouganda ou encore l’Afrique du sud, que, en ce qui concerne la santé de M. Gbagbo, la CPI disposerait d’infrastructures médicales spécialisées pour garantir la bonne santé du suspect. Quant au pays hôte, « pas question de laisser Gbagbo dans la nature. En prison déjà il fait peur. Et en liberté alors » ironise un confrère français.
Après donc cette autre décision de demain (9h à 10h), il faudra se préparer pour écouter dans les prochains jours la décision de la chambre préliminaire concernant l’audience du 9 octobre dernier et encore s’apprêter à lire le verdict du réexamen périodique qui tombera le 11 novembre…..Sauf coup de théâtre, Laurent Gbagbo pourrait continuer de rester en détention même après 2015. Voilà pourquoi, les patriotes ivoiriens doivent reprendre leur souffle et maintenir la pression de la rue.
Philippe Kouhon/ Diaspo TV
Mail : pkouhon@gmail.com













