Les choses vont mal au sein du Rassemblement des houphouetistes pour la paix et la démocratie (RHDP). Le sort de Laurent Gbagbo est diversement apprécié dans les rangs des héritiers d’Houphouet-Boigny. Pour Anaky Kobena, Laurent Gbagbo »va s’en sortir ». Le président du Mouvement des forces d’avenir (Mfa) évoquait une libération probable de l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, détenu à la CPI depuis décembre 2011. Les juges de la Cour pénale internationale venait de reporter le verdict de l’audience de confirmation des charges contre l’ancien président ivoirien. C’était en marge de la cérémonie de remise du prix Félix Houphouët-Boigny pour la paix au président français, François Hollande, le mercredi 5 juin dernier à Paris. «A La Haye, c’est le droit pur qui est dit. (…) Il va s’en sortir. Je lui demande de croire en son étoile. Les choses peuvent aller très très vite. On ne sait jamais», ajoutait-il. Une sortie pas forcément bien appréciée par les autres membres de la coalition.
Archives pour 2013
RENDS-MOI MON CŒUR, RENDS-MOI MON AME
Mon cœur hante encore mes nuits
Et mes jours restent prisonniers
De son regard silencieux
Que la vie est cruelle
Lorsqu’on n’a plus l’amour qu’en héritage.
Des révélations sur les casses de la BCEAO 10 ans après
Les spectaculaires casses des agences de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) font le buzz sur la toile depuis 48h. A la faveur de la visite effectuée par le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, au Sénégal la semaine dernière, un site sénégalais a exhumé l’affaire. On se souvient qu’un an après l’éclatement de la rébellion en septembre 2002, soit en 2003, les agences de la Bceao de Bouaké puis Korhogo et Man avaient été braquées par des rebelles d’alors. L’on avait spéculé sur les sommes faramineuses sorties des coffre-forts des différentes agences. La Banque elle-même n’avait pas communiqué au grand public, le montant exact emporté lors de ces attaques. Au Sénégal où le leader de l’ex-rébellion, Guillaume Soro, était en visite la semaine dernière, le dossier des casses de la Bceao a fait et fait encore grand bruit. C’est que des journalistes sénégalais s’y étaient intéressés au point de mener des investigations, ayant abouti à des accusations portées contre l’ancien président Abdoulaye Wade. Selon eux, l’ex-chef de l’Etat sénégalais était trempé dans l’affaire en permettant aux auteurs des casses de blanchir leur butin à Dakar.
1O38 MILLIARDS VOLES
S’agissant des billets sortis des coffre-forts, l’on avance maintenant la faramineuse somme de 1038 milliards de F. CFA. « Une évaluation complète du préjudice causé à la Banque centrale a été faite. Les montants dérobés dans les trois agences s’élèvent à 1038 milliards de FCFA. Cet argent a d’abord été placé au Burkina Faso, base arrière de l’ex-rébellion, avant d’être convoyé au Sénégal en avion», rapporte en effet le site d’information sénégalais derniereminute, cité par Koaci.ci.
L’argent volé aurait été blanchi avec des complicités au plus haut sommet du gouvernement sénégalais d’alors et la direction de la Bceao. «Parce que, sans la complicité de la BCEAO elle-même, il était impossible de blanchir cet argent qui a été par la suite injecté dans le circuit», croit savoir le confrère, qui ajoute que ce trésor a été investi dans l’immobilier, la restauration et l’hôtellerie au Burkina Faso et dans bien des pays africains et même au Brésil, où certains auteurs de ces casses se sont offert des ranchs. Le confrère avance par ailleurs que, suite à une enquête promise par Charles Konan Banny, gouverneur de la Bceao à l’époque, toutes les personnes impliquées dans ce coup fumant ont été listées, mais l’affaire est restée sans suite. «Dix ans plus tard, on a vu les résultats. Les cerveaux de ces attaques n’ont jamais été inquiétés et aucune communication n’a été faite sur les pertes causées à la banque», note le site sénégalais.Et pourtant, l’ancien chef de l’Etat, Laurent Gbagbo, avait déposé à l’époque des faits, une plainte contre X, après avoir reçu le rapport que lui avait adressé la »mission exploratoire », suivie de la »mission pluridisciplinaire » dépêchée par Banny sur les lieux en son temps. C’est du moins ce que rapportait Jeune Afrique dans son édition du 20 décembre 2003.
DES CHEFS D’ETAT DANS LE COUP
Mais, ces poursuites judiciaires sont restées sans suite. A l’époque, la France, rapporte pour sa part le confrère »L’Eléphant déchaîné », avait voulu faire arrêter tous les cerveaux des attaques, mais des chefs d’Etat, dont les pays ont tiré parti du fruit de ces casses, n’ont pas voulu s’associer à l’initiative des autorités françaises, au risque de se mettre en difficulté. Dix ans après ces braquages, le dossier ne semble pas être sorti des esprits. Au Sénégal où l’affaire avait conduit à des poursuites contre un journaliste et un homme politique du nom de Amath Dansoko, sous le régime d’Abdoulaye Wade, le dossier des casses de la Bceao est loin d’être rangé au placard. La preuve, dans une interview accordée il y a quelques jours au site sénégalais seneweb, Amath Dansoko est revenu sur ses accusations quant au rôle joué par les anciens dirigeants sénégalais dans cette affaire. «Je maintiens que l’argent a été blanchi ici à Dakar. Le ministre des Finances ivoirien de l’époque l’a dit ici, et personne n’a protesté. Il (Ndlr. : Wade) s’acharnait contre Banny (Ndlr. : ancien directeur de la banque) (…). Lors d’une conférence de presse à Dakar, Banny a dit qu’il ne sait pas si demain il sera encore vivant, évoquant une menace de mort, mais nous savons que de hautes autorités ont blanchi l’argent de Bouaké et Korhogo et nous rendrons la liste publique dans quelques jours. Dès le lendemain, Abdoulaye Wade est allé s’agenouiller devant lui pour le supplier de ne pas le faire», a notamment déclaré ce ministre d’Etat dans le gouvernement Malick Sall.
Assane NIADA – L’Inter
Affaire Gbagbo: Philippe Mangou soutient qu’il n’est pas un traître
L’ancien Chef d’état major (Cema) des ex-Forces de défense et de sécurité (Fds), le général Philippe Mangou, nommé en mai 2012 par le Président ivoirien Alassane Ouattara, Ambassadeur plénipotentiaire de la Côte d’Ivoire au Gabon, vient de dire sa part de vérité dans le processus de réconciliation en Côte d’Ivoire. A l’occasion du séjour du Chef de l’Etat ivoirien au Gabon depuis le samedi 15 juin 2013 dans le cadre du »New York Forum Africa », il a été interrogé par la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti)1ère chaîne, le même samedi. Le Diplomate n’a pas tari d’éloges à l’endroit du numéro 1 ivoirien. »Je voudrais dire un grand merci au Président Alassane Ouattara qui m’a nommé », a-t-il dit. Avant de faire le commentaire suivant : » Il (Alassane Ouattara, Ndlr) montre à tous qu’il n’y a vraiment pas de haine dans son cœur. Il montre à tous qu’il tend la main dans la phase de reconstruction de notre pays, à tous les enfants de ce pays, sans distinction, pour que chacun puisse apporter sa contribution. Je crois que c’est ce que nous devons faire ». Répondant à ceux qui affirment qu’il a trahi l’ancien chef de l’Etat ivoirien Laurent Gbagbo, pendant la crise postélectorale, l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon a laissé entendre : »Nous devons savoir, tous les Ivoiriens, que, quand nous avons servi un Président avec détermination, avec loyauté, avec fidélité, et qu’un autre vient à être élu par le peuple souverain de Côte d’Ivoire, on se doit de le servir également avec fidélité, avec loyauté, avec détermination. Certains ne le comprennent pas. Ils parlent de trahison. Non ! Il faut être animé de l’esprit républicain ». Notons qu’aujourd’hui, le général Philippe Mangou, après la rencontre avec les Ivoiriens résidant au Gabon, sera encore aux côtés d’Alassane Ouattara ce lundi 17 juin 2013, à la cérémonie de baptême et de sortie de la 12ème Promotion des Officiers de l’Ecole d’Etat-Major de Libreville. Le président ivoirien est le parrain de cette cérémonie.
BAMBA Idrissa
Gabon: L’Etat et Addax Petroleum devant la justice
LIBREVILLE – Le ministre gabonais du Pétrole, Etienne Ngoubou, est revenu dimanche sur le différend judiciaire qui oppose l’Etat gabonais à la société pétrolière Addax Petroleum, après le retrait d’un permis d’exploitation, dans un entretien avec l’AFP en marge du NY Forum Africa.
« Nous avons pris la décision de retirer de manière définitive le champ d’Obangue (sud-ouest) à la société Addax Pétroleum (…) qui n’avait pas respecté ses obligations contractuelles » le 10 décembre, après plusieurs mois de négociations infructueuses, a déclaré le ministre.
Addax Petroleum, société présente au Gabon depuis 1996, a été rachetée en 2009 par le géant chinois Sinopec, et exploite cinq gisements d’hydrocarbures dans ce petit pays d’Afrique centrale sous forme de contrats d’exploitation et de partage avec l’Etat.
M. Ngoubou reproche notamment à la filiale de Sinopec sa « mauvaise gestion », des « cas de corruption », « beaucoup de défauts sur le respect de l’environnement » et d’avoir « exporté des volumes de pétrole sans (les) fiscaliser ». A la suite de ce retrait, affirme le ministre, « ils ont pris la décision unilatérale de fermer le champ sans nous en informer » et « porté l’affaire devant la cour arbitrale de la Chambre internationale de commerce de Paris ».
Le gisement a depuis été transféré à la société nationale Gabon Oil Company (GOC). Le ministre a par ailleurs menacé Addax de lui retirer un deuxième permis sur le champ de Tsiengui (sud-ouest), « exploité dans les même conditions que le champ d’Obangue ». « Si dans 15 mois ils ne font pas d’efforts nous serons obligés de leur retirer ce permis », a-t-il affirmé.
Interrogé sur le risque de faire fuir les investisseurs étrangers à la suite de ce retrait de permis, M. Ngoubou a assuré que le Gabon « respecte les contrats que nous avons signés (…) avec Addax il y avait eu trop de dérapages ».
Le Gabon est le 4e producteur subsaharien de pétrole produisant entre 220.000 et 240.000 barils par jour. Officiellement, ses recettes assurent à l’Etat 60% de son budget. Les principaux exploitants sont l’anglo-néerlandais Shell et le Français Total, qui représentent environ la moitié de la production gabonaise.
Mali: Blocage autour du nouveau projet d’accord
OUAGADOUGOU – Le pouvoir malien et les rebelles touareg occupant Kidal, dans le nord du Mali, ne se sont pas entendus dimanche soir sur le nouveau projet d’accord mis au point en vue de la présidentielle en juillet, comme l’espéraient pourtant les médiateurs.
La réunion, durant laquelle le chef de la diplomatie burkinabè Djibrill Bassolé escomptait que le projet serait approuvé par les délégations de chaque camp présentes à Ouagadougou, a été rapidement levée et aucune annonce officielle n’a été faite, a constaté un journaliste de l’AFP.
Selon des sources diplomatiques, les autorités de Bamako ont « rejeté » le document de « consensus » sur le retour des forces armées maliennes à Kidal, texte élaboré samedi par des délégués militaires de chaque camp et intégré au « projet d’accord final »
soumis dimanche aux parties. Les représentants du pouvoir malien dans la capitale burkinabè n’ont toutefois pas officialisé pour l’heure leur position.
Dimanche en fin d’après-midi, une source proche de la médiation avait indiqué que Tiébilé Dramé, émissaire principal du régime malien, avait « envoyé le document aux autorités maliennes ».
Lancées le 8 juin par le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne, les difficiles négociations de Ouagadougou doivent permettre un retour de l’armée malienne dans la ville de Kidal dans la perspective de l’élection présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali.
« Devant le blocage (constaté dimanche soir, ndlr), certains négociateurs se demandent s’il ne faut pas suspendre les discussions », a-t-on appris de sources diplomatiques. « C’est difficile », ont reconnu des diplomates qui assistent M. Bassolé au
nom de la communauté internationale.
En revanche, la délégation conjointe touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et du Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) « est d’accord » avec le projet de règlement proposé, a affirmé une source proche des discussions.
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