Je constate que la Chambre préliminaire ne conteste pas la véracité des faits qui sont reprochés à Laurent Gbagbo. Simplement, la Chambre préliminaire estime que la démonstration de la responsabilité de M. Gbagbo n’est pas prouvée. Je trouve ce raisonnement un peu insuffisant. En effet, à partir du moment où M. Gbagbo était le chef de l’Etat en exercice (…) et qu’il avait en main tous les leviers de commandement, c’est M. Gbagbo, en tant que chef de l’Etat, qui donnait des instructions. C’est M. Gbagbo qui a emmagasiné des armes dans la résidence présidentielle et c’est M. Gbagbo qui donnait les ordres pour qu’on commence à bombarder l’Hôtel du Golf où était le président légitimement élu, Alassane Ouattara.
Archives pour 2013
Calixthe Beyala et le MAF lancent une pétition: Pour le retrait des Etats africains de la CPI
La Cour Pénale Internationale vient de renvoyer la décision sur la confirmation des charges contre le président Gbagbo. Dans un communiqué, la Cour pénale internationale affirme en substance qu’au vu des preuves en possession des juges, il n’est pas possible de confirmer les charges contre le président Gbagbo. Cependant les juges accordent au procureur un peu de temps afin d’apporter plus de preuves. Outré par la décision purement politique par un tribunal qui se veut impartial, Le MAF appelle tous les membres du mouvement à se mobiliser pour signer la PETITION POUR LE RETRAIT DES ETATS AFRICAINS DE LA CPI
Il nous faut un maximum de signatures pour saisir Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’UA. Le peuple d’Afrique a besoin de nous. Il est temps de se mobiliser!
Signons et partageons sans modération cette pétition : http://africain-francais.org/petition-cpi
Pour être efficace il nous faut plusieurs centaines de milliers de signatures, soyons solidaires, les Africains n’ont pas à être jugés par la CPI. Si la CPI se doit d’être impartiales BUSH et SARKO devraient y répondre de leurs crimes. Mobilisons-nous et participons hâtivement à cette pétition, des personnalités influentes sont prêtes à saisir les gouvernements africains.
Restons mobilisés d’une seule et même voix pour la dignité du peuple africain.
Pour le MAF, sa présidente,
Calixthe Beyala
En attendant Gbagbo: Joseph Koffigoh ancien premier ministre togolais parle à la CPI dans un poème inédit
En attendant Gbagbo
Le dossier est vide vous l’admettez enfin!
Alors que fait Laurent encore dans la galère?
Coupez les chaines de l’innocent dans les fers;
N’imitez pas Pilate en vous lavant les mains.
Depuis plus de deux ans, on a creusé, fouillé
Partout, pour lui coller les trois mille cadavres,
Sous les vieux monuments, déraciné les arbres,
Plongé dans l’Ébrié pour ne rien trouver.
À présent, on donne quelques mois pour chercher
À tout prix. Dites-moi quoi? Quelle ultime preuve?
Justice mon amour! Tu peux fouiller! Oui creuse!
Oui! Je te demande de ne rien lâcher.
Quand le trou sera grand, très profond et intense,
C’est le Mensonge qui y sera enterré;
Alors vous comprendrez qu’il vous faut libérer
Des mains de l’infamie, ce grand héros immense.
J’entends d’ici trembler les murs de Jéricho;
La Vérité suprême en un sursaut final,
Renverse les remparts érigés par le mal;
Demandez lui pardon en libérant Gbagbo.
Joseph Kokou Koffigoh
Poème inédit
Lomé le 4 Juin 2013
Libérez le président Laurent Gbagbo !
Le délibéré de l’audience de confirmation ou d’infirmation des charges dans l’affaire Procureur de la CPI contre Gbagbo est connu depuis hier. Les juges ont renvoyé le bureau du procureur à ses copies. En d’autres termes, les juges estiment que les éléments de preuve apportés par le bureau du procureur pour soutenir ses accusations contre le président Laurent Gbagbo ne sont pas suffisantes pour intenter un procès contre lui. Mais au lieu de mettre conséquemment en liberté immédiate le prisonnier politique, les juges demandent au procureur de fournir d’autres éléments de preuve qu’il devra déposer en février 2014. Pendant ce temps, le président Gbagbo reste gratuitement en prison.
Dans l’affaire le procureur contre Gbagbo, la Cour cherche, de toute évidence, des poux sur la tête d’un homme qui n’a rien fait. En effet, dès lors que le procureur n’a pas pu apporter la preuve des accusations qu’il porte contre le président Gbagbo, la seule conséquence que les juges devraient en tirer, c’est de le remettre immédiatement en liberté. Il est donc malsain de la part des juges de retenir le président Gbagbo en prison et de demander au procureur d’aller chercher d’autres éléments de preuves. Surtout que dans cette affaire, il a été démontré que le procureur a fait du faux en présentant comme élément de preuve une image des évènements du Kenya. Il aurait donc fallu libérer purement et simplement le président Gbagbo et lui demander au besoin de prendre sa part dans la réconciliation nationale. De cette façon, la CPI aurait aidé la Côte d’Ivoire sur la voie de la paix. Car seul Laurent Gbagbo peut réconcilier les Ivoiriens.
En décidant de maintenir le président Gbagbo en prison en attendant que le procureur apporte d’autres éléments de preuve, ce qui n’est pas évident, les juges de la CPI ont forcément des motivations non juridiques. Elles ne peuvent qu’être politiques. Tout porte à croire que le renvoi du procureur à ses copies est une stratégie pour aider le pouvoir Ouattara. Garder le président Gbagbo encore onze mois en prison, alors même que les juges ont observé que l’accusation n’a pas de preuves sérieuses, s’apparente à une séquestration. Et une violation grave des droits humains. Car, les choses sont désormais claires. La CPI n’a aucun élément pour juger le président Laurent Gbagbo. Dans ces conditions, elle doit le libérer.
En tout état de cause, si le bureau du procureur n’a pas trouvé, en deux ans d’investigation, un seul élément de preuve contre Gbagbo, malgré tous les moyens matériels et financiers dont il disposait, ce n’est pas en quelques mois qu’il va le faire. Surtout que le contexte a considérablement changé.
Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
La preuve du parti pris
Dix jours d’audience, Trois mois cinq jours d’attente. A l’arrivée, aucune décision, sinon que le procureur de la Cour pénale internationale (Cpi) doit reprendre ses investigations pour apporter des éléments plus solides. La montagne a donc accouché d’une souris. Les déclarations tapageuses des dirigeants ivoiriens présentant Laurent Gbagbo comme un génocidaire, un criminel hors pair, passent finalement pour un tas immonde de flou, au point où la cour émet de sérieux doutes. Le revers est amer pour Ocampo, le procureur qui a instruit le dossier et qui de tout temps a clamé qu’il y a des preuves solides qui démontrent que Laurent Gbagbo est coupable de crimes contre l’humanité. Tout le monde le sait, l’affaire Gbagbo est de loin l’un des dossiers les plus médiatisés de la Cpi. A chaque fois qu’il a été interpellé, Louis Ocampo n’a pas hésité à répéter qu’il y a des charges sérieuses contre Gbagbo.
Le fait que la Cour n’ait pas pu confirmer les charges contre Laurent Gbagbo au terme des débats est sans doute la conséquence du parti pris affiché par le procureur tout au long de cette affaire. En 2011, au plus fort de la crise postélectorale, pendant que les Frci, les forces pro-Ouattara, lançaient leur offensive sur Abidjan, le procureur de la Cpi s’est illustré en menaçant ouvertement le président Gbagbo, là où la logique aurait voulu qu’en l’absence de toute enquête sérieuse, il interpelle les deux camps. Cela n’est pas passé inaperçu aux yeux d’un groupe d’avocats accrédités à la Cpi. «Nous sommes interpellés par les évènements qui se déroulent en Côte d’Ivoire et qui ne laissent aucun Africain indifférent. Notre appartenance au système de la Justice internationale nous conduit à nous étonner des propos tenus par le procureur près la Cpi, M. Moreno-Ocampo ; lesquels propos s’apparentent clairement à des menaces contre une des parties à ce litige, et plus précisément contre le camp du président Laurent Gbagbo. Cette immixtion intempestive du procureur de la Cpi dans ce litige tend à montrer le dessein de celui-ci à transformer cette auguste Cour en une arme politique au service exclusif des puissances occidentales. On est en droit de se demander à quel moment Monsieur le Procureur de la Cpi a pu mener ses enquêtes pour indexer un camp comme étant le responsable des crimes qui ont pu se commettre en Côte d’Ivoire après les élections. Cette position qui est le reflet de celle annoncée au lendemain des élections par certaines puissances occidentales nous conduit à redouter que M. Moreno-Ocampo montre un parti pris proprement scandaleux. Et, si c’est le cas, nous sommes bien aux antipodes du noble esprit qui a prévalu à la mise en place de la Cour dont il est le procureur», ont-ils soutenu dans une déclaration.
Les avocats ont même estimé que l’attitude de Luis Ocampo procédait d’un chantage pur et simple. «En effet, M. Moreno-Ocampo semble vouloir utiliser l’opportunité des poursuites qui est son privilège à des fins politiques et semble très clairement dire au président Gbagbo : «Quittez le pouvoir, cédez votre place à M. Ouattara, sinon nous vous poursuivrons pour crimes contre l’humanité, etc.». On se souvient que récemment M. Moreno-Ocampo n’a pas hésité à pointer du doigt et citer nommément le ministre Charles Blé Goudé comme devant faire l’objet de poursuites devant la Cpi. Et ce faisant, le procureur a désigné un suspect avant même de déterminer le crime commis, ce qui montre un parti pris proprement scandaleux !», ont-ils mentionné.
En réalité, le procureur de la Cpi n’a pas fait d’enquête. Il s’est contenté simplement d’accabler Laurent Gbagbo. Sans doute que la décision avait été prise ! On se souvient que le président Blaise Compaoré avait déclaré, avant le déclenchement de la crise postélectorale, que Laurent Gbagbo finirait devant la Cpi !
César Ebrokié
Quelles preuves le procureur peut-il encore fabriquer ?
Pendant longtemps, le procureur de la Cour pénale internationale (Cpi) et son équipe ont exhibé des preuves, selon eux, irréfutables pour accuser le président Laurent Gbagbo de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pourtant, quelques mois plus tôt, le Conseil constitutionnel l’avait déclaré vainqueur à l’issue du second tour de la présidentielle du 28 novembre 2010. Sans aucune investigation sérieuse, le manège a duré deux années entières pour le maintenir dans les liens de la détention à La Haye, au Pays-Bas. Le procureur de la Cpi et son équipe avaient dit à qui voulait les entendre qu’ils sont allés partout pour réunir toutes les preuves nécessaires et suffisantes contre Laurent Gbagbo. Convaincus qu’ils étaient d’être suivis par les juges de la Cpi, ils avaient choisi les chefs d’accusation contre le président de la République de Côte d’Ivoire. Dans le dossier d’accusation qu’ils avaient dit être un dossier en béton, ils avaient adjoint de faux témoignages et de fausses pièces à conviction. La fameuse photo du Kényan brûlé vif qu’ils avaient brandie lors de l’audience de confirmation des charges, en février dernier, avait fini par convaincre les juges de la Cpi que tout ce qu’avait en réalité construit Fatou Bensouda pour accabler le président Laurent Gbagbo n’était qu’un simple château de cartes. Mais la Gambienne de la Cpi et ses hommes ne s’étaient pas arrêtés là. Ils étaient allés plus loin pour faire parler des victimes supposées. Leurs témoignages n’ont pas non plus convaincu la Cour pénale internationale comme ne l’ont aussi fait les preuves fournies. Aujourd’hui, les voilà qui ont été renvoyés à leur copie pour compléter leur dossier d’accusation contre Laurent Gbagbo. Mais que peuvent-ils dire maintenant qu’ils n’ont pas encore dit ? Quel élément nouveau de preuve qui pourrait être versé au dossier pour clouer la défense du président Laurent Gbagbo ?
En réalité, la procureure Bensouda n’a rien. A moins qu’elle n’invente de nouvelles preuves.
Robert Krassault ciurbaine@yahoo.fr
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