Depuis l’échec à la CAN 2017 puis celui du Mondial 2018, le football ivoirien est en proie à une crise. Plusieurs clubs et groupements sportifs ont demandé la démission du Comité exécutif de la FIF (Fédération ivoirienne de football) et de son président Sidy Diallo.
La FIFA qui a déjà envoyé un émissaire à Abidjan au début du mois propose donc sa médiation, pour trouver une solution dans le respect de la stabilité de la FIF. « La FIFA est soucieuse de promouvoir et maintenir la stabilité et la paix entre et au sein de ses associations membres. Dans cet esprit, nous entendons inviter les différentes parties prenantes de ce conflit à une table ronde à Zurich afin de discuter des mesures à prendre pour surmonter la situation actuelle« , lit-on dans un courrier adressé par Fatma Samoura, secrétaire générale de la FIFA à la FIF.
L’instance mondiale reconnait néanmoins que « les griefs articulés par une grande partie des membres de la FIF méritent d’être entendues et adressés« . En l’état actuel, l’Assemblée générale extraordinaire demandée ne peut se tenir en raison de désistements dans le camp des dissidents ces derniers jours.
Depuis le 29 décembre 2017, 42 membres de la FIF demandaient « la révocation de Sidy Diallo et de son Comité exécutif » mais quelques jours plus tard, 4 membres ont retiré leur signature, réduisant la marge de manoeuvre des pétitionnaires.
Avec africatopsports.com


Après Didier Drogba, c’est au tour de Bonaventure Kalou de critiquer le bilan « très opaque » de la fédération ivoirienne de football et surtout de son president Sidy Diallo qui use « de chantage à la subvention » sur les dirigeants de clubs qui l’ont pourtant élu.
Le problème va au-delà de Sidy Diallo. C’est une réforme du football ivoirien que nous demandons, y compris la réforme de la gestion des clubs. En clair, même ceux qui réclament des comptes à Sidy Diallo doivent faire la démarche pour se mettre à niveau, par rapport au logiciel de gestion d’un club de football moderne.
Au moment où je jouais en équipe nationale, Sidy Diallo n’était pas président de la Fif, il était deuxième ou troisième vice-président. Il n’aurait donc pas eu le pouvoir de me rappeler en sélection nationale. Au demeurant, le fait même que son équipe actuelle le dise (quoique cela soit faux en ce qui me concerne) signifie que c’est leur vision d’une sélection nationale. Je ne suis pas étonné qu’on ait accusé, à un moment donné, des dirigeants, de monnayer l’appel en sélection.













