– Excellence Monsieur Peter THOMSON, Président de la 71ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies ;
– Excellences, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ;
– Excellence Monsieur BAN Ki-Moon, Secrétaire Général des Nations Unies ;
– Mesdames et Messieurs ;
– Honorables Délégués,
Monsieur le Président,
Notre session s’ouvre dans un contexte économique et social morose, qui pourrait ralentir les progrès que nous avons réalisés, ensemble, dans la lutte contre la pauvreté, la réduction des inégalités, ainsi que dans la mise en oeuvre des programmes de développement.
En dépit de ce contexte particulier, nous devons poursuivre sans relâche, la mise en oeuvre des Objectifs du Développement Durable (ODD) et de l’Agenda de Développement pour les 15 prochaines années.
Il nous faut gagner le combat contre la misère et la pauvreté pour éviter à l’humanité, les conséquences dramatiques que pourraient révéler l’échec du développement. C’est pourquoi, j’invite les pays développés à respecter tous leurs engagements vis-à-vis des pays en développement, dans le cadre de la mise en oeuvre des Objectifs du développement durable et du financement du développement.
C’est ici le lieu de rappeler les engagements pris à Addis-Abeba, en juillet 2015, lors de la 3ème Conférence internationale sur le financement du développement, mais également ceux décidés à travers l’objectif 17 des ODD et d’autres instruments spécifiques additionnels comme le Fonds Vert pour le Climat.
Je me félicite du choix du thème de cette session, qui nous interpelle sur la nécessité d’accélérer le rythme de transformation de nos sociétés et d’offrir davantage d’opportunités et de facilités aux populations les plus vulnérables. Nous devons donc construire des économies performantes si nous voulons réaliser la feuille de route des ODD.
Notre ambition légitime de développement durable doit toutefois être soucieuse de l’environnement et de notre détermination à lutter contre le réchauffement climatique. La voie a été tracée à Paris ; nous devons tous mettre en oeuvre l’Accord de Paris sur le climat et tenir nos engagements. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, la mise en oeuvre de l’Accord de Paris est en marche. L’Accord a été jugé conforme à notre Constitution et mon Gouvernement déposera les instruments de sa ratification avant la fin de l’année.
La Côte d’Ivoire, à travers le Programme National de Développement (PND) 2016 -2020, et Côte d’Ivoire Perspectives (2040), entend mobiliser les moyens nécessaires à la réalisation des ODD. La bonne situation économique de notre pays a d’ores et déjà permis d’améliorer tous les indicateurs sociaux et d’amorcer, en profondeur, le processus de réduction de la pauvreté et de redistribution des dividendes de la croissance économique. Toutes ces avancées seront pleinement ressenties par nos populations dans la durée.
Monsieur le Président,
Honorables Délégués,
Mesdames et Messieurs,
La persistance de nombreux conflits continue d’être une réelle source de préoccupation pour mon pays. Notre Organisation commune, notamment le Conseil de sécurité et les principaux acteurs concernés doivent se surpasser, afin de faire cesser, par tous les moyens, les souffrances que subissent les peuples en Syrie, au Moyen-Orient, au Soudan du Sud et au Mali, pour ne citer que ces conflits. Même s’il continue de porter nos aspirations, le Conseil de sécurité des Nations Unies, dans sa configuration et son fonctionnement actuels, ne pourra pas résoudre efficacement les conflits de notre siècle. Mon pays invite tous les Etats membres au sursaut, afin de parvenir à une réforme globale et juste du Conseil de sécurité qui renforcerait sa légitimité aux yeux du monde entier, et plus particulièrement pour les jeunes générations.
Le monde doit se mobiliser contre le terrorisme et le combattre avec la plus grande fermeté et la plus grande détermination, avant qu’il n’inflige à nos pays et à nos sociétés des dégâts et des traumatismes irréparables.
Je voudrais ici avoir une pensée pour toutes les victimes du terrorisme et exprimer ma compassion à toutes les familles qui ont été endeuillées à travers le monde par ces actes barbares. Mon pays a connu, après de nombreux autres avant lui, les mêmes scènes insoutenables après le lâche attentat de Grand-Bassam qui vient nous rappeler, une nouvelle fois encore, qu’aucun pays n’est aujourd’hui à l’abri d’une attaque terroriste ; qu’aucun pays ne peut seul venir à bout de ce fléau. Les Nations Unies doivent, plus que par le passé coordonner l’engagement international.
Si rien n’est fait collectivement pour supporter le coût de la sécurité de tous, nos pays en développement investiront dans leur sécurité nationale, les ressources qui manqueront demain aux investissements sociaux prioritaires; avec les graves conséquences que l’on sait compte tenu de la jeunesse de nos populations.
La dégradation de l’environnement sécuritaire dans de nombreux pays, n’est pas étrangère à l’ampleur soudaine des flux de migrants qui bravent tous les dangers en Méditerranée et dans les Balkans pour rejoindre l’Europe principalement. La peur et
l’isolement ne sauraient constituer la réponse appropriée à l’arrivée des migrants. Les pays d’accueil et la communauté internationale, dans son ensemble, doivent faire preuve de solidarité et d’initiatives afin d’agir sur les causes profondes de ce phénomène. Les pays d’origines doivent faire davantage pour améliorer les conditions de vie et créer un climat de paix et de sécurité pour leurs citoyens.
D’ores et déjà, mon Gouvernement voudrait se réjouir des avancées enregistrées, au cours de la Réunion de haut niveau sur les déplacements massifs de population qui s’est tenue, ici, au siège des Nations Unies. Il nous faut cependant faire plus et mieux.
Monsieur le Président,
Honorables Délégués,
Mesdames et Messieurs,
La Nation ivoirienne poursuit son développement et la modernisation de ses institutions.
L’économie de la Côte d’Ivoire continue de croître avec un taux annuel moyen d’environ 9%, ce qui nous permet de poursuivre nos efforts visant à nous doter d’infrastructures économiques et sociales indispensables pour l’amélioration du bien-être de nos populations.
La Côte d’Ivoire est en paix et nous avons organisé, avec succès, l’élection présidentielle d’octobre 2015 qui a scellé le retour à la normalité et à la stabilité.
Dans les prochains mois, le peuple ivoirien sera appelé à renouveler le mandat des parlementaires et à se prononcer sur le projet d’une nouvelle constitution, dans le droit fil de notre ambition de construire un Etat moderne.
Au regard des progrès satisfaisants réalisés ces dernières années, le Conseil de Sécurité a levé, en avril 2016, le régime des sanctions qui pesaient sur la Côte d’Ivoire depuis 2004. En juin 2017, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire, ONUCI, achèvera son mandat et quittera définitivement la Côte d’Ivoire, après 12 années de présence continue. Le Gouvernement ivoirien est particulièrement fier de cette évolution, qui apparait désormais dans l’histoire des opérations de maintien de la paix comme une véritable « success story ».
Je voudrais profiter de cette tribune pour renouveler nos remerciements aux Nations Unies ainsi qu’à tous les pays qui ont pourvu des troupes à l’ONUCI.
C’est fort de cette remarquable évolution que mon pays a décidé de se porter candidat à un Siège de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2018 – 2019. La CEDEAO, puis l’Union Africaine, ont endossé notre candidature.
Je voudrais à cet égard, appeler l’ensemble des Etats membres de notre Organisation, à soutenir la candidature de la Côte d’Ivoire lors des élections prévues en juin 2017. La Côte d’Ivoire, à travers cette candidature, entend partager avec les autres pays membres, son expérience réussie du maintien de la paix et de la collaboration au sein des Nations Unies.
Je voudrais rappeler que la Côte d’Ivoire a contribué par le passé à l’effort de stabilisation au Congo, en Haïti et en Centrafrique, à travers, respectivement la MONUSCO, la MINUSTAH et la MINUSCA. C’est dans cet esprit que la Côte d’Ivoire, dans le cadre de la MINUSMA, était aux côtés du peuple frère du Mali à travers une Compagnie de transport entre 2013 et 2015 et s’apprête à y déployer, d’ici la fin de l’année courante, une Compagnie de protection d’environ 150 éléments.
Monsieur le Président,
Honorables Délégués,
Mesdames et Messieurs,
Je ne saurais terminer mon propos sans rendre un hommage appuyé et exprimer, au nom du peuple Ivoirien, notre profonde gratitude au Secrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-moon, pour sa contribution exceptionnelle en faveur de la paix dans notre pays.
Je voudrais aussi le saluer, pour son leadership dans la bonne conduite de notre Organisation et son engagement constant en faveur de la paix, la sécurité et le développement dans le monde.
Au moment où il termine sa mission au service de notre organisation, nous lui souhaitons bonne chance dans ses activités futures.
Je vous remercie.
Ouattara plaide pour un traitement profond des causes de l’immigration
Abidjan, 22 sept (AIP) – Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, a plaidé jeudi à la 71ème Assemblée générale des Nations Unies à New-York, pour un traitement profond des causes de l’immigration, afin de faire cesser par tous les moyens, les souffrances que subissent les peuples. « Les pays d’accueil et la communauté internationale dans son ensemble doivent faire preuve de solidarité et d’initiatives afin d’agir sur les causes profondes de ce phénomène », a indiqué M. Ouattara, invitant les pays d’origine à faire davantage pour améliorer les conditions de vie et créer un climat de paix et de sécurité pour leurs citoyens.
Pourquoi la France en veut à Ali Bongo?
Les vraies raisons de la disgrâce de Bongo Fils
Ali Bongo a peut-être l’art de se faire des ennemis. Il sert des redressements fiscaux aux groupes pétroliers français, met fin au partage de la manne des caciques du régime, et fait venir des sociétés asiatiques. Tout celà c’est bien. Mais, n’est-ce pas trop de sacrifices sur l’autel du changement?
Son statut de « fils de » occulte mal la carrière d’Ali Bongo Odimba. C’est en 1989 qu’il devient ministre des Affaires étrangères. « Trop jeune pour une si prestigieuse fonction », disent les critiques ; Ali n’avait que 30 ans. Consensuel comme toujours, son père, Omar Bongo, fait voter un changement de la Constitution qui relève l’âge minimum pour être ministrable à 35 ans. Ali n’aura resté à la tête de la diplomatie que deux ans. 35 ans, c’est l’âge exact de Pascaline, de trois ans l’aînée d’Ali. Elle héritera de la fonction pour devenir l’une des personnes les plus influentes du régime d’Omar Bongo.
De l’ombre à la Défense
Pendant ce temps, Ali est presque dans l’ombre, ou plutôt dans l’ombre de son père qui lui confie des missions personnelles et l’associe à beaucoup de réunions importantes. Le fils Bongo ne reviendra au devant de la scène qu’en 1999.
Il entre par la grande porte, puisqu’il occupe désormais le ministère de la Défense. Pendant 10 bonnes années, jusqu’à la mort de son père, Ali est là. Suivant le ballet incessant des diplomates, des valises de la Françafrique qui défilent sous son nez, mais également des caciques du régime dont l’unique but « est de se servir et non servir le Gabon », comme il le dit lui-même.
Quand en 2009, Nicolas Sarkozy soutient son élection en appelant les mammouths du Parti démocratique gabonais à l’adouber comme candidat, il pensait certainement avoir un jeune facilement manipulable et très peu au fait des réalités économiques. Un novice en quelque sorte. C’est mal connaitre ce jeune cinquantenaire. Ali nourrissait depuis toujours son désir de changement : couper le cordon ombilical colonial, arrêter la gabegie, lancer une nouvelle stratégie de diversification de l’économie, doter le pays d’infrastructures modernes. La mise en œuvre des trois premiers points de son plan ne se fera pas sans sacrifice. Et, il faut le dire, Ali ne prend pas de gants.
Mettre fin aux prébendes
Il commence déjà par s’entourer de personnes de confiance. « Des étrangers, rien que des étrangers », lanceront ses détracteurs, Jean Ping en premier. Ali lui répondra que si le Gabon ne savait pas adopter de nouveaux fils, le père Ping, arrivé de la Chine dans les années 1930, ne se serait jamais fait une place.
Actuellement, son directeur de cabinet Maixent Acrombessi est d’origine béninoise, même s’il a la nationalité gabonaise. Il siège dans beaucoup de conseils d’administration où il est les yeux et les oreilles du chef de l’Etat. Il permet ainsi d’éviter des pratiques héritées d’un autre âge. Cela ne plait pas à tout le monde et crée à Ali des inimitiés.
Alors président de l’Assemblée nationale, Guy Nzouba-Ndama aura une vive altercation, dans le bureau même de la présidence, avec l’homme que l’on accuse de diriger le Gabon, tant sa présence gêne. Nzouba Ndama demandera alors de ne plus être reçu par Ali Bongo en présence de Maixent. Il en sera ainsi.
Des partenaires contre les intérêts français
Toujours dans cet objectif de rupture, Ali ira chercher de nouveaux partenaires, mettant en concurrence des entreprises asiatiques ou nord-africaines avec les entreprises françaises. Il en sera ainsi dans le pétrole dont le Gabon est le quatrième producteur subsaharien, après le Nigéria, l’Angola et le Congo. Ainsi, dès 2009, le chinois Sinopec rachète Addax. Il suffit de voir la nationalité des entreprises qui prospectent actuellement au Gabon pour savoir qu’Ali Bongo cherche une réelle diversification.
D’après le Trésor public français, « on recense la présence d’une dizaine de compagnies actuellement en phase d’exploration » et aucune d’elles n’est française. Il y a les entreprises chinoises Sino Gabon Oil and Gas et Sinopec Overseas, la sud-africaine Sasol, les américaines Forest Oil et Anadarko, l’australienne Sterling Oil, la canadienne Canadian national resources, qui a racheté les actifs de Pionner, la japonaise Mitsubishi Petroleum, la britannique Ophir et enfin l’indienne Oil India international.
Retenir les recettes du pétrole
Ali Bongo veut que désormais 40% des recettes du pétrole restent au Gabon, contre 20% auparavant. Dans cet objectif, dès 2010, il crée « la Société nationale de pétrole, dénommée Gabon Oil Company (GOC), dont la vocation consiste à développer les participations de l’Etat gabonais dans le secteur pétrolier », affirme toujours le Trésor français, qui suit avec beaucoup d’intérêt tous ces changements pas forcément dans l’intérêt des entreprises françaises comme Total, Maurel et Prom.
Rattachée à la Présidence de la république, et sous tutelle de la Direction générale des hydrocarbures, la GOC veille au grain, ou plutôt à l’or noir et au gaz. Aujourd’hui, la GOC commercialise directement sur les marchés internationaux 7 millions de barils par mois pour le compte de l’Etat gabonais.
Mais ce qui a le plus mis en rogne les groupes français, ce sont les contrôles fiscaux et le redressement qu’ils ont subis. Ainsi, en 2014, le fisc gabonais a réclamé quelque 805 millions de dollars à Total. Ce redressement a fortement détérioré les relations avec cette multinationale qui a bien sûr activé tout ce que la Françafrique compte en réseaux occultes pour résoudre le problème, y compris « à l’amiable ».
Des décisions qui irritent les ex-barons
Ces changements ne sont pas pour plaire à beaucoup qui ont longtemps vécu avec un Omar Bongo prêt à redistribuer l’argent du pétrole pour calmer les velléités d’où qu’elles viennent. Et, Ali n’est pas un bon diplomate. Ses deux ans passés au ministère des Affaires étrangères ne lui ont pas servi à savoir trouver des conciliabules. Il est trop direct, têtu et n’écoute pas ses aînés, mais surtout il veut marquer de son empreinte son passage à la présidence gabonaise. Pour ses détracteurs, il cherche la gloire et veut se l’attribuer tout seul. Alors, il écarte tout le monde. En tout cas, Ali agace.
Jean Ping en fera également les frais. Omar Bongo a usé de son influence pour le faire nommer président de la Commission de l’Union africaine en 2008. Mais, quand en 2012, il cherche à un deuxième mandat, les autorités françaises ont pesé de tout leur poids, allant jusqu’à s’opposer frontalement à l’Afrique du Sud. Pendant ce temps, Ali n’aura rien fait pour qu’il y arrive. D’aucuns disent qu’en coulisses, le président gabonais s’y est opposé. Quand l’opposant crée Ping&Ping, un cabinet de consulting avec son fils, il ne réussit à décrocher aucun marché au Gabon. Son carnet d’adresses constitué surtout de chefs d’Etat ne lui sert à rien.
La fin de la relation avec Ping
Ping soupçonne alors des interventions, ces fameux coups de fil qui ont le don d’annuler les meilleures promesses. Et puis, il y a les sorties incessantes de l’un et de l’autre, s’échangeant des politesses de charretiers. Lui: « c’est moi qui l’ai aidé à devenir directeur de cabinet d’Omar Bongo ». L’autre: « Il se sent plus à l’aise à l’étranger, à voir ses nombreux déplacements laissant le Gabon entre les mains d’une régence, que les Gabonais appellent Légion étrangère ». Depuis 2014, ce sont de pareilles amabilités qu’ils continueront à s’échanger par presse interposée.
Et puis, il y a toutes ces personnalités qui se partageaient jadis la manne financière et à qui les prébendes ont été ôtées. Elles se sont toutes liguées contre lui. A Ali tous les moyens de l’Etat. A eux, il ne reste plus que la parole. Leurs critiques frolent la calomnie et l’insulte. Alors, « Ali n’est pas gabonais » est devenu leur crédo, surtout après la sortie du livre de Claude Péans tendant à en apporter la démonstration. Ils iront jusqu’à demander qu’Ali Bongo se soumette à un test ADN. Offense que le président gabonais ne pardonnera pas.
Ali aurait pu se rappocher de ses opposants, comme le lui conseille la sagesse africaine. Mais ceux qui ont eu l’occasion de le lui demander se sont vu rabattre le caquet. « A insulte publique, excuse publique », dira-t-il, demandant que ceux qui l’ont traité de tous les noms aillent à la télévision pour se faire pardonner.
Ali Bongo est même opposé à sa grande soeur Pascaline, à qui tout a été enlevé. Alors que c’était la personne la plus influente du clan Bongo, présidant aux destinées de Gabon mining logistics, siégeant dans les conseils d’administration de sociétés comme Total Gabon ou BGFI Bank. Aujourd’hui, Ali l’a nommée aux affaires personnelles, une sorte de mise au placard.
afrique.le360.ma
Musique/ L’album d’Ali Bongo avec les Musiciens de James Brown
Ali Bongo qui s’appelait encore Alain Bongo a produit un album avec les musiciens de James Brown en 1977 . Le titre de l’album est New Man
Passionné de funk, de soul et de rythm’n blues – qu’ on n’appelle pas encore R’n’B –, il se lance sur les traces de James Brown, idole absolue en Afrique, surtout depuis sa prestation à Kinshasa au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) en 1974 dans la tournée qui accompagne le mythique combat de boxe opposant Mohamed Ali à George Foreman.
Duterte menace de retirer les Philippines de l’ONU
Le président philippin Rodrigo Duterte a menacé dimanche de retirer son pays des Nations unies, dans une nouvelle tirade contre une organisation qui avait critiqué sa guerre meurtrière contre le trafic de drogue, selon l’AFP .
Plus de 1.500 personnes ont été tuées depuis l’élection en mai de l’avocat populiste, qui a promis de mettre fin en quelques mois à la criminalité qui ravage l’archipel.
Le président a donné carte blanche aux policiers pour « tirer pour tuer » les suspects. Des centaines de personnes ont par ailleurs été tuées par des civils encouragés par la rhétorique présidentielle.
Jeudi, la française Agnès Callamard, rapporteur des droits de l’Homme de l’ONU, avait pointé du doigt « l’incitation à la violence et au meurtre » par les autorités.
« Peut-être que je déciderai de quitter l’ONU. Si tu manques de respect, fils de pute, je te quitte », a réagi M. Duterte lors d’une conférence de presse dans son fief de Davao, dans le sud de l’archipel.
Il a précisé qu’il tenterait peut-être même de mettre en place une organisation concurrente: « J’y inviterais tout le monde, peut-être la Chine, les (pays) africains ».
En juin, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon s’était insurgé contre Duterte pour avoir, pendant sa campagne, promis de tuer 100.000 criminels qui iraient engraisser les poissons de la baie de Manille.
« Je condamne sans équivoque cette acceptation vraisemblable de meurtres extrajudiciaires, qui sont illégaux et constituent une violation des droits et libertés fondamentales », avait dit M. Ban.
Après son élection en mai, M. Duterte s’était déjà fendu d’une attaque gratuite contre les Nations unies.
« Va te faire foutre, l’ONU, t’arrives même pas à résoudre le carnage au Proche-Orient, t’as même pas pu lever le petit doigt en Afrique, fermez là tous ».
Le mois dernier, il a également avancé qu’il pourrait ne pas ratifier l’accord sur le climat de Paris, en dépit de l’engagement de son prédécesseur.
La Colombie lance un nouveau billet à l’effigie de Garcia Marquez
Un nouveau billet de 50.000 pesos à l’effigie de l’écrivain et prix Nobel de littérature Gabriel Garcia Marquez a été lancé vendredi en Colombie par la banque centrale.
« La figure principale au recto du billet de 50.000 pesos est Gabriel Garcia Marquez (…) pour rendre hommage à un personnage qui a porté très loin le nom de la Colombie depuis le milieu du siècle dernier », a déclaré le directeur général de la Banque de la République, José Dario Uribe, en présentant le nouveau billet d’une valeur équivalente à environ 15 euros.
La cérémonie de lancement s’est déroulée vendredi après-midi dans la ville caribéenne de Santa Marta, à environ 80 km d’Aracataca, village natal de Garcia Marquez situé dans le nord de la Colombie et qui a inspiré le Macondo de son célèbre roman « Cent ans de solitude ».
« Ils ont été mis en circulation à partir de 10h du matin (15H00 GMT) à Aracataca et à partir de maintenant, partout en Colombie », a ajouté M. Uribe en montrant de nouveaux billets au public.
Au verso des billets, sont représentés « les peuples qui ont depuis toujours peuplé la Sierra Nevada de Santa Marta, reconnue par l’Unesco comme réserve de la bio-sphère de l’Humanité », a-t-il ajouté.
Garcia Marquez, lauréat du Nobel en 1982, est décédé à l’âge de 87 ans en avril 2014 à Mexico, où il résidait avec son épouse Mercedes Barcha. Une partie de ses cendres reposent depuis le 22 mai dernier sur la côte caraïbe dans un cloître de l’Université de Carthagène des Indes, où l’écrivain a débuté comme journaliste et situé plusieurs de ses livres.
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